Kuon reprend des fondamentaux survival PS2 (gestion d’objets limitée, combat rapproché, énigmes d’accès), mais il les teinte d’onmyōdō :
➤ Talismans et charms pour étourdir, purifier, ou repousser — à déclencher au bon timing.
➤ Armes blanches courtes (dagues, éventails ferrés) : portée modeste, coups à engager sans gourmandise.
➤ Rituels et exorcismes : petites séquences d’observation (symboles, sons) qui ouvrent une salle, neutralisent un esprit, ou scellent une porte.
➤ Bestiaire Heian : femmes-crinières, moines défigurés, spectres-berceuses et créatures aquatiques qui saturent les zones humides.
➤ Exploration “maison japonaise” : pièces imbriquées, shōji coulissants, passerelles extérieures qui obligent à mémoriser les tours et détours.
Le rythme surprend : lent, presque cérémoniel. Les attaques ne “claquent” pas comme chez Capcom, mais s’inscrivent dans le décor ; l’horreur vient de la fragilité plus que du sursaut. Les trois campagnes partagent des lieux, oui, mais elles modulent les rencontres, redistribuent des clés et déplacent le sens de certaines scènes — l’intérêt est cumulatif, pas répétitif.