Au-delà des chiffres, la PS2 a marqué toute une génération sur le plan culturel. Elle était au cœur des soirées entre amis, des tournois de PES, des découvertes de GTA en cachette, des films regardés en famille. Ses bips de démarrage, son design vertical iconique, et ses publicités mystérieuses (“What’s a PS2?”) sont devenus des symboles de nostalgie. Aujourd’hui encore, les speedrunners, les collectionneurs et les amateurs de rétro-gaming la maintiennent en vie, tandis que les remasters (Shadow of the Colossus, Final Fantasy X/X-2) et les remakes prolongent sa légende.
Comme la NES dans les années 1980, la PS2 a dominé son époque au point d’éclipser presque toute concurrence. Microsoft a survécu grâce à son poids financier, Nintendo grâce à ses licences historiques, mais Sega n’a pas résisté à l’assaut. La PS2 a marqué un point de non-retour : Sony s’est imposé comme un acteur incontournable, et la “guerre des consoles” est entrée dans une nouvelle ère, où la puissance marketing, la diversité et l’innovation priment sur la simple puissance technique.