Pourtant, un choix stratégique va limiter son attractivité : l’absence de lecteur DVD. À une époque où le format s’impose dans les foyers, ce manque se révèle un handicap majeur. Les familles, cibles privilégiées de Nintendo, préfèrent la PS2, qui offre à la fois un lecteur DVD intégré et une ludothèque déjà riche.
Autre particularité de la GameCube : ses mini-DVD propriétaires, d’une capacité limitée à 1,5 Go (contre 4,7 Go pour un DVD standard). Si ce format réduit les temps de chargement, il complique aussi le travail des développeurs et limite la taille des jeux. Résultat : malgré des titres comme Super Smash Bros. Melee ou Metroid Prime, la console peine à séduire au-delà de son public traditionnel, souvent perçu comme trop jeune. En Europe, où le jeu vidéo commence à toucher un public plus adulte, la GameCube reste cantonnée à une image de console pour enfants.