Le hub central, joliment baptisé La Pelote, sert de base opérationnelle : on y gère ses héros, on récupère des quêtes et on part explorer les donjons. Sympathique sur le papier, il manque toutefois de vie : quelques PNJ plantés là, des menus fonctionnels, et pas grand-chose d’autre pour donner l’impression d’un vrai lieu habité.
Les donjons, organisés par niveaux thématiques, reposent sur une mécanique claire : progresser de salle en salle, jusqu’à tomber sur des piliers qui imposent des missions à contraintes (éliminer sous un temps limité, survivre sans esquive, protéger un objectif…). Ces variations donnent l’illusion de diversité, mais après quelques runs, on a déjà tout vu. La répétitivité s’installe vite, et la curiosité s’émousse.
Heureusement, les boss sauvent régulièrement la mise. Mis en scène autour des héros emblématiques de Nicktoons, ils réinjectent de l’énergie dans l’expérience. Leur côté “sac à PV” est indéniable, mais leurs patterns remplissent littéralement l’écran, obligeant à jongler en permanence avec sa barre de vie. On râle parfois, mais on prend aussi plaisir à trouver le bon rythme entre attaque et récupération, surtout que les fioles de soin apparaissent assez souvent pour maintenir la tension sans jamais tomber dans la frustration pure.
Comptez environ six heures pour venir à bout de la campagne principale. En relançant l’aventure avec d’autres héros, ou en jouant à plusieurs, on peut facilement pousser jusqu’à huit à dix heures. La rejouabilité repose davantage sur le plaisir de varier les classes et de partager l’expérience en coop que sur une vraie richesse de contenu. Pour un jeu vendu à prix moyen, c’est honnête sans être renversant : on passe un bon moment, mais le titre n’a pas l’amplitude d’un hack’n slash plus ambitieux.