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Test – FUR Squadron Phoenix (Switch)

L’héritier spirituel de Star Fox retrouve la flamme de l’arcade; Code fourni par l'éditeur.

Les rail shooters spatiaux appartiennent à une catégorie devenue rare. Popularisé par des séries comme Star Fox ou Panzer Dragoon, le genre s’est progressivement fait discret au fil des générations. Quelques studios indépendants continuent pourtant de s’y intéresser, avec l’envie de faire revivre ces sensations arcade directes et spectaculaires.
C’est précisément l’objectif de FUR Squadron Phoenix, développé par le studio indépendant Raptor Claw. Ce nouvel épisode sert de préquel au premier FUR Squadron et cherche à enrichir sa formule avec une progression persistante inspirée des roguelites.
Entre hommage assumé aux classiques et modernisation du genre, le titre propose une expérience très arcade… mais parvient-il réellement à raviver la magie des grands shooters sur rails ?

Un entraînement de pilote avant le combat

Dans FUR Squadron Phoenix, le joueur incarne Robin, une recrue envoyée rejoindre l’escadron FUR après la destruction de son unité face aux Marauders.

Avant de reprendre le combat, Robin doit passer par une série d’entraînements avancés au sein d’un simulateur militaire. Une partie importante du jeu se déroule donc dans des missions simulées en réalité virtuelle, censées préparer les pilotes aux affrontements réels.

Le scénario reste relativement discret et sert surtout de prétexte à l’action. Quelques dialogues viennent ponctuer l’aventure et donner un minimum de personnalité à l’escadron, mais l’essentiel de l’expérience se joue clairement dans le cockpit.

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Un rail shooter pur jus

Manette en main, FUR Squadron Phoenix assume pleinement son héritage. Le joueur pilote un vaisseau qui progresse sur un parcours prédéfini, avec une liberté de mouvement limitée à l’écran pour esquiver les tirs ennemis et aligner les cibles.

Le gameplay repose sur une base connue et appréciée :
➤ tir principal continu
➤ missiles à verrouillage multiple
➤ bombes capables de nettoyer l’écran
➤ Overdrive augmentant temporairement la puissance de feu

Le rythme se montre nerveux et bien cadencé. Chaque niveau propose plusieurs séquences d’action avec des passages plus intenses qui demandent une concentration accrue.

L’inspiration Star Fox apparaît clairement. Certains ennemis, certaines situations et même certains bruitages rappellent immédiatement les classiques du rail shooter de Nintendo. L’hommage est évident et les développeurs ne cherchent jamais vraiment à le dissimuler.

Le résultat fonctionne pourtant bien. L’action reste dynamique et suffisamment lisible pour que les affrontements restent plaisants du début à la fin.

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Une progression qui emprunte au roguelite

FUR Squadron Phoenix intègre un système de progression persistante inspiré des mécaniques roguelite. Lorsqu’un joueur échoue sur un niveau, il retourne à l’écran principal mais conserve les points de compétence accumulés durant la mission. Ces points servent à améliorer progressivement les capacités du vaisseau avant de repartir au combat.

Les améliorations concernent plusieurs aspects de l’appareil, comme la puissance de tir, la solidité du bouclier ou encore l’efficacité de certaines armes. Cette montée en puissance permet d’aborder les niveaux suivants avec un vaisseau légèrement plus performant.

La structure reste cependant assez souple. Contrairement à certains roguelites plus exigeants, le jeu ne contraint jamais à recommencer l’aventure depuis le début. Il est possible de relancer directement le niveau atteint précédemment, ce qui rend la progression plus accessible et évite les longues boucles de répétition. Idem pour les améliorations de l'appareil, il est possible de revenir à zéro et de redistribuer les points ainsi récupéré pour reconfigurer le vaisseau.

Le résultat donne une progression hybride, qui ajoute un sentiment d’évolution sans transformer fondamentalement la structure arcade du jeu.

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Des environnements présents… mais parfois trop familiers

Une partie des missions prend place dans des salles d’entraînement simulées, présentées comme des exercices en réalité virtuelle destinés aux pilotes de la FUR Squadron. Ces séquences servent de préparation avant les véritables opérations et permettent de découvrir certains terrains de combat dans un cadre de simulation.

Dans la pratique, ces entraînements utilisent souvent les mêmes décors que les missions suivantes. On se retrouve donc parfois à parcourir une zone une première fois dans un contexte d’exercice, puis à y revenir plus tard dans une mission réelle. L’idée reste cohérente avec le scénario, mais elle peut donner une impression de déjà-vu.

Le jeu propose malgré tout plusieurs cadres différents. Certaines missions se déroulent dans l’espace, d’autres au ras du sol sur des planètes, et l’aventure inclut aussi un passage sous-marin qui vient casser un peu la routine. Ces variations apportent un peu de fraîcheur dans le déroulement des niveaux.

Le vrai bémol concerne surtout le nombre total de zones distinctes. Même si les situations changent et que l’action reste bien rythmée, on aurait aimé découvrir un environnement entièrement nouveau à chaque niveau plutôt que de revisiter régulièrement les mêmes lieux sous des angles différents. Cela n’empêche pas le jeu de rester agréable à parcourir, mais un peu plus de diversité aurait clairement renforcé la sensation de progression.

Nouveau titre

Les affrontements contre les boss constituent les moments les plus intenses de l’aventure et viennent régulièrement ponctuer la progression. Chaque niveau se conclut par une confrontation contre une machine massive ou une unité ennemie imposante, souvent construite autour de plusieurs phases d’attaque. Le joueur doit alors alterner entre esquive et tirs ciblés sur certains points faibles tout en gérant des vagues de projectiles qui occupent parfois une grande partie de l’écran. L’inspiration des grands rail shooters des années 90 apparaît clairement dans ces séquences, notamment dans la mise en scène et dans la taille des adversaires qui dominent l’espace de jeu. Malgré le volume d’effets et d’explosions affichés, l’action reste lisible et il demeure toujours possible d’identifier rapidement les menaces. Cette clarté s’appuie aussi sur l’évolution visuelle opérée par Phoenix par rapport au premier épisode. Là où le précédent FUR Squadron utilisait un style proche d’une 3D fil-de-fer volontairement rétro, ce nouvel opus adopte des textures pleines et des environnements un peu plus détaillés. Le rendu reste simple techniquement, mais l’ensemble conserve une identité visuelle cohérente qui évoque directement l’esthétique des anciennes salles d’arcade, avec des couleurs marquées, des effets lumineux appuyés et une mise en scène qui privilégie toujours la lisibilité de l’action plutôt que la surenchère graphique. Cette direction artistique accompagne efficacement le rythme rapide du gameplay et contribue à donner au jeu ce parfum d’arcade modernisée qui traverse toute l’expérience.

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Nouveau titre

Une partie complète de FUR Squadron Phoenix demande environ trois à quatre heures pour atteindre les derniers niveaux si l’on avance de manière relativement fluide. Cela peut sembler court sur le papier, mais ce format correspond assez bien à l’ADN du genre. Le jeu adopte une structure très arcade, pensée pour être relancée plusieurs fois plutôt que consommée d’une traite avant d’être rangée définitivement. Les scores sont enregistrés, certaines routes alternatives peuvent être découvertes dans quelques niveaux et le système d’amélioration du vaisseau pousse naturellement à revenir tenter une nouvelle partie avec un appareil plus performant. L’intérêt se trouve donc davantage dans la répétition et la recherche de meilleures performances que dans une campagne longue et narrative. Comme beaucoup de rail shooters, l’expérience se savoure surtout sur la durée, au fil de sessions courtes où l’on cherche à améliorer son score ou à perfectionner ses trajectoires.


Sur Nintendo Switch, le jeu s’en sort particulièrement bien sur le plan technique. Malgré les nombreux effets lumineux, explosions et projectiles qui envahissent parfois l’écran, la fluidité reste constante et l’action ne donne jamais l’impression de ralentir. Le titre semble maintenir un affichage proche des 60 images par seconde dans la majorité des situations, ce qui reste essentiel pour un rail shooter où la précision et la réactivité jouent un rôle central. Les temps de chargement restent courts et la lisibilité de l’action ne souffre pas des nombreuses animations affichées à l’écran. Que l’on joue en mode portable ou en mode docké, le comportement général reste très propre et ne présente pas de souci notable. Pour un jeu de ce type, cette stabilité technique participe directement au plaisir de pilotage et renforce la sensation d’arcade que le titre cherche à reproduire.

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Points forts

➤ Action nerveuse et bien rythmée

➤ Excellente fluidité sur Switch, proche des 60 FPS

➤ Ambiance arcade très réussie

➤ Boss spectaculaires et bien mis en scène

➤ Progression du vaisseau qui encourage à relancer des parties

➤ Quelques routes alternatives qui apportent un peu de rejouabilité

Points faibles

➤ Variété d’environnements limitée

➤ Campagne assez courte

➤ Inspirations très marquées du côté de Star Fox

➤ Structure des missions qui entraîne parfois une impression de déjà-vu

Verdict

FUR Squadron Phoenix réussit là où beaucoup d’hommages échouent : capturer l’esprit des rail shooters classiques tout en proposant une expérience fluide et agréable sur Switch. 
Le jeu assume pleinement ses inspirations, notamment du côté de Star Fox, et parvient à offrir des affrontements dynamiques dans un cadre visuel rétro efficace.
Son principal défaut reste le manque de variété dans les environnements et une durée de vie assez limitée. Mais pour les amateurs d’arcade et de shooters spatiaux, l’expérience reste solide et plaisante.

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FUR Squadron Phoenix

FUR Squadron Phoenix

Dev Raptor Claw
Éditeur Raptor Claw
Sortie Sorti le 18/02/2026
Plateforme Multi
Genre Action
PEGI 7+

Embarquez pour une aventure pleine d'action dans ce jeu de tir spatial sur rails. En tant que pilote en formation, vous combattrez dans d'étranges mondes virtuels. Maîtrisez votre vaisseau, amélior...