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Test - A Webbing Journey tisse sa toile sur PC et Android

A Webbing Journey nous propose d'incarner une petite araignée capable de tisser, grimper et se balancer dans une maison “à taille réelle”.

Fire Totem Games a créé un sandbox cosy et joueur, où l’on résout des tâches du quotidien à coups de toile et de physique, avec un plaisir de mouvement rarement aussi immédiat… et quelques accrocs quand les objets décident de vivre leur propre vie.

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Une maison comme terrain de jeu

Le jeu installe dès le départ un petit lore : une équipe d’araignées vit dans la maison et, en coulisses, aide les humains à maintenir l’endroit en état sans jamais se montrer démonstrative, parce que les humains et les araignées font jamais bon ménage. La protagoniste est la petite nouvelle, intégrée à l’organisation et affectée à une première équipe en cuisine. Cette mise en place donne un cadre aux objectifs et une logique aux allers-retours : il ne s’agit pas d’envahir la maison, mais d’y travailler "discrètement", dans l’ombre.

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La maison n’est pas un “open world” domestique : en l’état (Early Access), elle est découpée en pièces bien identifiées, avec une progression qui fonctionne comme une tournée d’équipe. Le mode histoire demande de terminer la liste de tâches d’une pièce pour débloquer la suivante (et, au passage, des cosmétiques).
Actuellement, trois pièces sont jouables et constituent le cœur du contenu interactif : la cuisine, le bureau et la chambre d’enfant. Chacune a ses propres activités et sa propre “signature” d’objets à manipuler : cuisine (cuisine/vaisselle/ménage), bureau (impression 3D, petits puzzles, courses/mini-défis), chambre d’enfant (interactions plus “jouets”, bricolages, objets à assembler).
L’interface de sélection de niveau laisse entendre que la maison n’a pas livré tous ses secrets : à côté des trois pièces débloquables, un emplacement reste masqué (affiché avec un “?” dans la progression). Cela concorde avec la promesse du jeu d’ajouter de nouvelles pièces pendant l’Early Access,, les développeurs annoncant déjà une future “living room” parmi les zones à venir.

Comment ça tourne ?

A Webbing Journey assume un rendu 3D stylisé, volontairement “cartoony” et très coloré : une maison-labyrinthe pensée comme un terrain de jeu, où chaque objet du quotidien devient un décor d’escalade… ou une catastrophe potentielle dès qu’on commence à tendre des toiles partout. Ce parti pris, lisible et “mignon”, colle à l’idée de chaos bon enfant portée par Silky et évite de noyer l’action sous du détail inutile.

Le jeu tourne sous Unity et s’appuie sur l’Universal Render Pipeline (URP), un choix cohérent pour conserver une image nette, légère, et surtout compatible avec une sortie PC + mobile sans réinventer tout le pipeline. Résultat : des formes simples, des matériaux propres, et un éclairage qui privilégie la clarté des volumes plutôt que le réalisme, histoire de garder le focus sur ce qui compte vraiment ici : la lisibilité de la physique et des interactions.

Comme le cœur du gameplay repose sur des centaines d’objets manipulables, la “technique” se juge moins à la vitrine qu’au comportement des choses quand on tire, accroche, tracte, empile. Le jeu prévoit d’ailleurs des réglages graphiques pour aider à stabiliser le framerate selon les machines, avec une approche assez directe : baisser la qualité quand ça flanche.

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Maniabilité, sensations et réactions physiques

A Webbing Journey repose presque entièrement sur la qualité de ses appuis, et le jeu s’en sort très bien dès que l’on est dans le mouvement pur : l’araignée “accroche” les surfaces sans inertie parasite, la rotation du corps reste lisible, et le swing donne un vrai sentiment de vitesse maîtrisée dès qu’un point d’ancrage est trouvé. La toile sert autant à traverser qu’à “sculpter” le trajet (ponts, échelles, accroches), ce qui rend les déplacements naturellement créatifs.

Dès que l’on passe à la manutention, l’équilibre devient plus fragile. Tirer un objet, le stabiliser, puis le placer au bon endroit peut vite dépendre du bon vouloir de la physique : collisions qui coincent, objets qui pivotent trop, et comportements erratiques quand plusieurs toiles entrent en tension. Ce sont rarement des bugs bloquants, mais suffisamment d’à-coups pour casser le rythme sur les tâches les plus précises.

En ce qui concerne le “confort de jeu”, l’option arachnophobie mérite d’être intégrée plutôt que rangée à part : le jeu permet de remplacer l’araignée par une forme neutre. C’est un choix discret, mais important, parce que le personnage reste constamment au centre de l’action et de la lecture de l’espace. Le reste va dans le sens d’une prise en main claire : objectifs bien listés, progression facile à suivre, et personnalisation accessible rapidement sans alourdir l’interface.

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Points forts

➤ Mobilité et swing très satisfaisants, avec une vraie sensation de liberté
➤ Maison transformée en terrain de jeu vertical, plaisir d’exploration constant
➤ Tâches pensées comme mini-énigmes physiques, souvent inventives
➤ Progression qui encourage la curiosité (collectibles, cosmétiques, défis)
➤ Option arachnophobie pertinente
➤ Petit prix, pour un expérience originale

Points faibles

➤ Physique parfois imprévisible lors de certaines manipulations d’objets
➤ Quelques tâches trop “manutention”, rythme en baisse
➤ Activités ultra minutieuses moins convaincantes, plus proches de la corvée
➤ Sur mobile, modèle free-to-start à l’équilibre délicat

Verdict

A Webbing Journey est d’abord un jeu de déplacement, et c’est sa meilleure nouvelle. À hauteur d’araignée, une cuisine devient un terrain d’acrobaties, et la toile transforme les trajets en petite idée de level design improvisé. Sa structure par tâches lui évite de se perdre dans le pur sandbox, tout en laissant assez de latitude pour que l’on se sente malin quand une solution “d’araignée” fonctionne. Ses accrocs viennent surtout de ce qui fait aussi son charme : la physique. Quand elle coopère, le jeu est un cocon cosy et étonnamment grisant ; quand elle se rebiffe, il demande un peu trop de patience. Pour qui cherche un bac à jouets intelligent, drôle sans forcer, et porté par une mobilité jubilatoire, l’expérience vaut largement la toile tissée.

A Webbing Journey

A Webbing Journey

Dev Fire Totem Games
Éditeur Fire Totem Games, Future Friends Games
Sortie Sorti le 19/05/2025
Plateforme Multi
Genre bac à sable
PEGI 7+

Une adorable aventure arachnéenne ! Balancez-vous dans toute la maison, tissez des structures déjantées, amusez-vous avec les lois de la physique et accomplissez vos tâches domestiques avec votre ...