Quand Resident Evil 7 est sorti, la série était à un tournant critique. Après plusieurs épisodes orientés action, parfois spectaculaires mais de plus en plus éloignés de l’horreur, Capcom devait choisir entre poursuivre cette fuite en avant ou revenir à l’essence même de la saga. Le pari était risqué. Il a pourtant redéfini Resident Evil pour les années suivantes.
Avec sa caméra subjective, son cadre resserré et son ambiance suffocante, Resident Evil 7: Biohazard tranche brutalement avec ses prédécesseurs immédiats. Le jeu abandonne les grandes fresques explosives pour un huis clos poisseux, presque intime, où la peur ne vient plus de hordes d’ennemis, mais de l’incertitude permanente et de la vulnérabilité du joueur.
Des années après sa sortie, Resident Evil 7 reste un épisode charnière. Non pas comme une simple expérimentation, mais comme un retour réfléchi à l’horreur, capable de moderniser la formule sans la renier. Reste à savoir si cette vision tient toujours la route aujourd’hui, indépendamment de son contexte de sortie.