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Preview - Underchoice un petit air de déjà vu ?

Underchoice est un simulateur de survie narratif à venir qui met le joueur dans la peau d’un surintendant de bunker chargé de maintenir un groupe de survivants en sécurité dans un monde ravagé.

La porte du bunker grince. Derrière, quelqu’un attend. On ne distingue presque rien. Une voix s’élève, parfois hésitante, parfois étrangement assurée. Elle demande à entrer. À manger. Un abri. Une chance.
C’est là que UnderChoice commence vraiment.
Le jeu ne place pas le joueur dans la peau d’un héros, ni d’un survivant armé jusqu’aux dents, mais dans celle de celui qui décide. Celui qui ouvre… ou pas. Chaque visite devient une parenthèse tendue, un moment suspendu où l’on croit avoir le temps de réfléchir, alors que tout échappe déjà au contrôle. Accueillir une famille affamée peut apaiser une forme de culpabilité, tout en fragilisant l’équilibre du bunker. Refuser un inconnu protège sur l’instant, mais laisse planer un doute persistant : et s’il avait pu être utile plus tard ?
UnderChoice ne présente jamais ces situations comme des dilemmes moraux bien rangés. Rien n’est explicitement “bon” ou “mauvais”. Les conséquences ne se manifestent pas toujours immédiatement, et c’est précisément ce décalage qui rend chaque décision inconfortable. Les choix se font avec des informations partielles, des intuitions, parfois de simples impressions. Le jeu place constamment son joueur dans la position de quelqu’un qui décide sans savoir.
Autour de ces décisions, la vie du bunker suit son cours. Les ressources diminuent, la pression monte, les survivants réagissent. Certains soutiennent les choix effectués, d’autres en subissent les effets. Le jeu ne dicte jamais ce qu’il faudrait ressentir : il observe les actes posés, puis laisse gérer ce qui en découle. Progressivement, une évidence s’impose : le véritable danger ne vient pas toujours de l’extérieur, mais de l’accumulation de petites décisions prises “juste pour cette fois”.
Ici, survivre ne signifie pas manier un fusil ou optimiser un tableau de chiffres. Survivre, dans UnderChoice, consiste à accepter que chaque choix laisse une trace, même lorsque l’on pensait simplement faire ce qu’il fallait sur le moment.

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Une fois le contexte posé, la démo de UnderChoice révèle surtout sa boucle de jeu, resserrée, méthodique, presque obsessionnelle.

Tout repose sur une routine volontairement répétitive. Des visiteurs se présentent à la porte du bunker. Leurs profils s’affichent sous forme de courts textes, parfois laconiques, parfois ambigus. Quelques informations, jamais suffisantes. Une demande. Puis un choix. Ouvrir, refuser, négocier, puiser dans des ressources déjà sous tension. Une décision est prise, et le jeu passe immédiatement à la suivante, sans commentaire appuyé, sans validation morale.

La comparaison avec Papers, Please s’impose assez naturellement. Même frontalité dans les décisions, même interface pensée comme un poste de contrôle, même sensation d’être un rouage humain coincé dans un système qui le dépasse. Comme chez Lucas Pope, l’intérêt ne vient pas de la variété des actions, mais de la fatigue décisionnelle qui s’installe progressivement. Plus la démo avance, plus les choix deviennent mécaniques… et c’est précisément là que Under Choice commence à piquer.

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La gestion des ressources s’insère discrètement dans cette boucle. Nourriture, soins, capacité d’accueil : chaque jauge agit comme une pression silencieuse. Rien n’explose à l’écran, rien ne dramatise artificiellement. Le jeu préfère laisser le joueur constater, après coup, que telle décision “raisonnable” a fragilisé l’équilibre général. La démo ne cherche pas à surprendre par des twists spectaculaires, mais par l’accumulation.

Ce choix de design rend l’expérience étonnamment tendue malgré son dépouillement. Le rythme est lent, presque administratif, mais jamais mou. Chaque nouveau visiteur est une interruption, un grain de sable supplémentaire dans une machine déjà instable. La boucle fonctionne parce qu’elle ne se renouvelle pas artificiellement : elle insiste, elle appuie là où ça fatigue.

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Un point plus frustrant apparaît toutefois rapidement dans cette version de démonstration : l’absence de traduction française. Or, Under Choice repose quasi exclusivement sur la lecture, la nuance des formulations et la compréhension fine des situations. Pour un public non anglophone, une partie de la subtilité se perd mécaniquement, ce qui peut atténuer l’impact émotionnel de certaines décisions. Dans un jeu où chaque mot compte, cette absence se fait sentir.

Reste que cette démo remplit parfaitement son rôle. Elle ne cherche pas à tout montrer, ni à rassurer. Elle expose une boucle solide, un concept clair, et laisse entrevoir un potentiel évident si le jeu parvient à enrichir ses situations, diversifier ses profils de visiteurs et approfondir les conséquences à moyen terme. On en ressort avec moins de certitudes que prévu, mais avec une vraie curiosité pour la suite.

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UnderChoice n’est pas encore un jeu “confortable”, et c’est sans doute ce qui donne envie de voir comment il va évoluer.

Underchoice

Underchoice

Dev TG Indie
Éditeur Targem Games
Plateforme PC-Windows
Genre Simulation

Underchoice est un simulateur de survie qui se déroule dans un bunker hermétique. Devenez le surveillant et décidez du sort de ceux qui viennent frapper à la porte. Chaque décision que vous prene...