Avec Starship Troopers: Ultimate Bug War, Auroch Digital et Dotemu font le choix d’un angle très ciblé au sein de la licence. Le jeu se concentre sur une expérience FPS solo directe, héritée des shooters de la fin des années 90 et du début des années 2000, avec une succession de missions pensées pour maintenir un rythme élevé et une pression constante.
La démo prend place lors de l’opération Razorwire, environ au premier tiers de la campagne. Le joueur incarne la major Samantha “Sammy” Dietz, envoyée sur Zegema Beach pour contenir une infestation arachnide de grande ampleur tout en recherchant des informations sur une nouvelle menace, l’Assassin Bug. La mise en scène installe rapidement le contexte militaire et l’urgence de la situation, sans multiplier les séquences narratives. Une courte apparition en fin de démo vient toutefois apporter une révélation attendue, sans en dire trop.
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La gestion de la difficulté constitue l’un des points les plus parlants de cette version d’essai. Le mode Normal propose un équilibre solide, avec des affrontements exigeants qui sanctionnent les erreurs de placement ou de timing, tout en restant accessibles à condition de jouer proprement. Le mode Facile, de son côté, réduit fortement la pression et transforme l’expérience en démonstration beaucoup plus permissive. Un réglage utile pour découvrir le jeu, mais qui ne met pas pleinement en valeur la tension recherchée.
Sur le terrain, la démo se distingue par la diversité de ses situations. Défense de checkpoints, activation de systèmes de protection, vagues d’ennemis successives, créatures plus massives à neutraliser, séquences de tir en hauteur ou phases plus tactiques avec explosifs : le jeu multiplie les configurations sans jamais donner l’impression de tourner en rond. Cette variété contribue à maintenir un rythme soutenu sur l’ensemble de la session.
Visuellement, Starship Troopers: Ultimate Bug War assume une esthétique rétro évoquant l’ère PS2. Certains choix, comme les alliés en 2D peu animés, surprennent au premier regard, mais l’ensemble trouve rapidement sa cohérence. Ce parti pris permet surtout d’afficher un grand nombre d’ennemis à l’écran, avec une animation fluide et une lisibilité constante, même dans les phases les plus chargées.
L’arsenal participe pleinement à cette dynamique, entre armes lourdes, mitrailleuses fixes, frappes orbitales, exosquelettes et options de ravitaillement à la volée. Chaque outil trouve sa place selon la situation, renforçant la sensation d’une guerre d’attrition où l’adaptation prime.
Au terme de cette démo, Starship Troopers: Ultimate Bug War laisse une impression globalement très positive. Le rythme est soutenu, les situations suffisamment variées pour maintenir l’intérêt, et la gestion des vagues ennemies donne régulièrement le sentiment d’être sous pression. Le jeu parvient à exploiter intelligemment son esthétique rétro pour servir l’action, sans jamais sacrifier la lisibilité ni la fluidité.
Si cette version d’essai se montre parfois démonstrative, elle pose des bases solides pour une campagne solo qui s’annonce dense et généreuse. À condition que la montée en puissance et la variété observées ici se confirment sur la durée, Starship Troopers: Ultimate Bug War pourrait bien devenir une proposition marquante pour les amateurs de FPS à l’ancienne, assumés et sans détour.