Jack Pepper se déplace vite, tire vite, et les armes ont du caractère. La James Gun crache ses balles avec une énergie de cartoon débridée, le revolver claque sec, et l'arsenal s'enrichit au fil des niveaux d'options franchement inventives. Le système Fantastic-o-Matic permet de récupérer des bonus temporaires via des distributeurs automatiques disséminés dans les niveaux - un équivalent cartoon des power-ups classiques du genre. La progression débloque aussi des capacités de mouvement à la Metroidvania, ce qui donne de la consistance à l'exploration.
En difficulté Detective - le mode standard -, le challenge est bien calibré. Le jeu n'est pas avare en munitions ni en points de vie, ce qui favorise un rythme soutenu et une action rarement frustrante. Mouse: P.I. For Hire préfère que vous avanciez que vous butter sur le même couloir. Certains joueurs en quête de vraie résistance risquent de rester sur leur faim même en Supersleuth, le mode le plus difficile, mais pour une session d'action nerveuse et fun, l'équilibre est là.
Les boss sont le vrai temps fort du gameplay. Inventifs, spectaculaires, chacun impose sa propre logique et teste différemment les compétences du joueur. L'un vous force à aligner des tirs de canon sur des fenêtres qui s'ouvrent en séquence pendant que des sbires vous assaillent. Un autre vous oblige à utiliser une lampe torche pour endommager un fantôme qui se démultiplie pour vous désorienter. Ces moments-là, Mouse: P.I. For Hire rappelle pourquoi les boomer shooters savent encore surprendre quand un studio prend la peine de penser ses affrontements.
L'envers du décor, c'est que les ennemis standards sont moins inspirés. Beaucoup se contentent de charger ou de rester immobiles à tirer, ce qui finit par créer une certaine routine dans les couloirs entre deux boss. La fatigue s'installe doucement sur le dernier tiers, où les niveaux s'allongent et où certaines phases d'invulnérabilité sur les boss de fin cassent un rythme qui était jusqu'ici bien huilé.