Cococucumber s’est construit une place à part avec des jeux immédiatement reconnaissables. Riverbond travaillait l’action coopérative en voxel. Echo Generation mêlait adolescence, banlieue nord-américaine et étrangetés surnaturelles. Ravenlok poussait davantage le conte d’aventure, avec cette même envie de transformer chaque décor en petite scène de théâtre numérique. Echo Generation 2 arrive dans cette continuité visuelle, puis déplace le centre de gravité vers un RPG à cartes beaucoup plus consistant que son apparence ne le laisse deviner.
La démo Steam Next Fest nous avait déjà mis la puce à l’oreille. Elle présentait Sister M, son laboratoire, ses enfants à pouvoirs, ses combats par vagues et cette sensation de jeu plus stratégique que prévu. La version complète confirme cette première impression en l’élargissant : Echo Generation 2 n’est pas seulement l’histoire de Sister M. Le jeu s’organise autour d’une carte composée de sept chapitres, avec plusieurs personnages jouables, plusieurs angles narratifs et des decks qui changent selon les héros.
Le résultat surprend par son équilibre. Le jeu garde un ton accessible, des dialogues rapides, une mise en scène vive, des personnages très identifiables. Puis, sous cette surface colorée, il installe une mécanique de construction de deck qui demande d’observer, de fouiller, d’ajuster ses cartes et de comprendre la logique des ennemis. Le premier contact reste chaleureux. La suite demande plus d’attention.