Un report pour “polir” l’ambiance...
Le cœur de Coffee Talk Tokyo est décrit comme terminé, mais l’équipe préfère s’accorder du temps supplémentaire pour la phase la plus ingrate et la plus décisive : la finition. L’objectif annoncé est clair : améliorer la sensation générale, la “douceur” de l’expérience, le confort de navigation, et tous ces petits réglages qui, dans un jeu où l’on écoute autant qu’on joue, conditionnent la capacité des personnages et du récit à prendre de la place dès les premières minutes.
Une décision cohérente avec l’ADN de la licence : Coffee Talk vit autant par son rythme que par ses dialogues, et l’équilibre se joue souvent à des détails.
Tokyo, nouveau décor, nouveaux visages, même chaleur nocturne
Coffee Talk Tokyo conserve la formule qui a fait le charme des précédents épisodes : un café ouvert tard, une atmosphère lo-fi, et une galerie de clients — humains et êtres fantastiques — qui viennent déposer un morceau de leurs soucis entre deux gorgées. Le joueur incarne toujours le barista, et chaque boisson servie influence le ton de la conversation, ouvrant des chemins de dialogues et des ramifications narratives.
Le changement principal tient au décor : Tokyo et ses nuits d’été servent de toile de fond à une distribution entièrement renouvelée. L’idée est de repartir sur de nouvelles histoires, tout en gardant cette sensation de “parenthèse” qui a installé la série : le monde extérieur est là, bruyant, épuisant, mais le comptoir devient une zone tampon où l’on prend enfin le temps d’écouter.
Ce que Coffee Talk Tokyo promet côté jeu
Sans révolutionner la formule, cet épisode ajoute quelques outils pour enrichir le rituel de préparation et la lecture des personnages.
➤ Boissons chaudes et froides : de nouvelles variations pour influencer les échanges et la progression.
➤ Latte art renforcé : ajout de pochoirs à “sprinkles” pour personnaliser davantage les motifs.
➤ Tomodachill : un fil social intégré, pensé comme une fenêtre indirecte sur la vie des clients, et comme un moyen de débloquer des indices menant à de nouvelles options de dialogue.
➤ Narration à embranchements : les choix de service et la compréhension des besoins des clients pèsent sur la manière dont les conversations se déroulent.
Pour sa bande-son, Coffee Talk Tokyo s’appuie sur Andrew “AJ” Jeremy, déjà compositeur sur Coffee Talk et Coffee Talk Episode 2. Au programme : une nouvelle sélection de morceaux relaxants, à la croisée du jazz léger et de beats discrets, avec l’intention d’épouser le tempo de Tokyo une fois la ville passée en mode nuit.
À propos du studio
Chorus Worldwide est un éditeur basé à Tokyo, fondé en 2014, spécialisé dans des jeux narratifs et “feel-good” à forte identité. On lui doit notamment l’édition de Coffee Talk et Coffee Talk Episode 2: Hibiscus & Butterfly, ainsi que When the Past Was Around, Last Time I Saw You et A Space for the Unbound. Son catalogue met souvent en avant des expériences centrées sur l’émotion, la mise en scène et l’écriture, avec une attention particulière portée à la localisation et à la diffusion mondiale.