DRAGO Entertainment y croit, et les premiers 45 minutes de Caldora Airport méritent qu'on s'y attarde, même si plusieurs zones d'ombre persistent.
Vous incarnez un officier des douanes chargé de filtrer les arrivées à l'aéroport. La boucle est simple mais structurée : vérifier les poches, envoyer le suspect en fouille corporelle, puis inspecter ses bagages. Chaque objet confisqué ou laissé passer trace votre progression. Sur le papier, c'est répétitif. En pratique, c'est là que le jeu montre une première intelligence : dès que vous avez deux ou trois passagers en file, vous pouvez créer un flux. Pendant que le premier se fait fouiller, vous vérifiez les poches du deuxième. Pendant que celui-ci monte en salle d'inspection, vous traitez le troisième. Cette optimisation crée une forme de rhythm game discret, où l'efficacité devient un objectif tacite. C'est modeste, mais c'est là.