Under the Disco Lights propose d’incarner un barman dans une ambiance rétro, avec une dimension sociale centrée sur les clients. L’idée? servir des cocktails, gérer son établissement et interagir avec une galerie de personnages censés donner vie à la soirée.
Le jeu mise clairement sur cette double approche, entre simulation et narration légère, avec un accent particulier sur les habitués du bar et leurs histoires.
Une boucle de gameplay qui s’essouffle très vite
Le problème apparaît rapidement. Dès la deuxième nuit, la structure montre ses limites. Les actions se répètent sans réelle évolution, malgré l’ajout ponctuel de nouveaux cocktails. La préparation de ces derniers apporte un peu de variété, mais elle reste difficile à apprécier à cause d’un manque de clarté dans les manipulations demandées. Le jeu introduit de nouvelles recettes, sans réellement enrichir la boucle globale. L’ensemble donne une impression de stagnation, avec peu d’incitations à continuer sur la durée.
C’est sans doute le point le plus pénalisant. Les interactions manquent de précision, que ce soit à la souris ou à la manette. Certaines actions, comme suivre des mouvements ou exécuter des gestes précis, deviennent rapidement frustrantes. Les indications à l’écran existent, mais restent floues et peu lisibles, ce qui complique inutilement des tâches déjà répétitives. Résultat: plus que le gameplay lui-même, c’est son exécution qui pose problème.
Des systèmes annexes peu exploités
Gestion du personnel, sécurité, organisation de la soirée… plusieurs mécaniques viennent s’ajouter, mais sans réelle profondeur. Elles donnent l’impression d’être présentes pour étoffer l’expérience, sans jamais devenir centrales. Même constat pour la progression. Il n’y a pas de montée en complexité marquée, ni de véritable renouvellement des situations.
Le jeu tente de se démarquer avec ses clients et leur potentiel narratif. n pratique, l’écriture reste trop légère pour créer un véritable attachement. Les interactions manquent d’impact et les dialogues ne suffisent pas à porter l’expérience. Ce qui devait être un point fort devient finalement un élément secondaire.
Une ambiance correcte mais générique
Visuellement, le jeu s’en sort correctement. Les personnages sont cohérents avec l’ambition du projet et l’éclairage participe à installer une atmosphère de soirée crédible. La partie sonore, en revanche, reste en retrait. Le système de vinyles et de sélection musicale apporte une idée intéressante, mais les morceaux manquent de personnalité. L’ambiance globale fonctionne sur le principe, mais peine à tenir sur la durée.
Under the Disco Lights propose une base intéressante, mais qui manque clairement de finition et de profondeur. Entre une maniabilité approximative, une boucle répétitive et une dimension narrative sous-exploitée, l’expérience s’essouffle rapidement. Le jeu donne l’impression d’un concept prometteur qui n’a pas encore trouvé sa forme.