Infinity Sweeper veut reprendre le Démineur, y ajouter une structure roguelite, des améliorations, des cartes à usage unique, des pièges, des boss et des runs pensées pour être rejouées encore et encore. Le pari fonctionne par moments. Le jeu conserve le plaisir immédiat de la déduction logique, celui du clic prudent, du risque calculé, de la case qu’on hésite à ouvrir avant de reprendre toute la grille depuis le début.
La base reste saine. Les amateurs de Démineur retrouvent vite leurs repères : repérer les chiffres, déduire la position des mines, marquer les cases dangereuses, avancer avec méthode. L’ajout de vies rend l’expérience moins punitive que le modèle original, tandis que les boutiques entre les niveaux apportent un petit parfum de construction de run.
Le problème, c’est que cette modernisation ne va jamais très loin. Infinity Sweeper se montre agréable, parfois prenant, mais il manque de folie, d’audace et de personnalité pour transformer son concept en vraie obsession. On passe un bon moment, sans forcément avoir envie d’y revenir pendant des semaines.