Terry's Terraforming – Test : sauvez les planètes, sortez le dictionnaire !

Une ascension spatiale spectaculaire, des planètes à transformer et beaucoup d'anglais à déchiffrer. Un premier contact séduisant sur Meta Quest.

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Nous étions tranquillement dans notre salon lorsque les murs se sont transformés en ascenseur spatial. Un bouton à presser, une ascension fulgurante, et nous voilà propulsés vers une station en orbite pour notre premier jour de travail. Dans Terry's Terraforming, on embauche des apprentis créateurs de mondes pour remettre en état des planètes qui ont sérieusement besoin d'un coup de main. Notre employeur semble particulièrement sympathique, même si ses explications nécessiteraient parfois un dictionnaire d'anglais technique.

Développé par le studio suédois Really Interactive, déjà responsable de Toran et Virtuoso, ce nouveau jeu en réalité virtuelle est disponible depuis le 22 octobre 2026 sur Meta Quest 3 et 3S. Nous avons découvert ses premiers niveaux, suffisamment pour apprécier son concept et son utilisation du casque, mais encore trop peu pour juger l'ensemble de sa campagne annoncée entre quatre et six heures. Une chose est déjà certaine : son introduction donne sacrément envie de prendre son poste.

L'ascenseur pour les étoiles

Rarement une simple prise de fonction aura commencé de manière aussi spectaculaire. Terry's Terraforming utilise d'abord les caméras du casque pour nous montrer notre véritable pièce, avant de construire progressivement autour de nous une cabine futuriste. Nous découvrons alors un bouton, l'actionnons et assistons à notre départ vers l'espace. En quelques secondes, la Terre s'éloigne et notre nouvel environnement de travail apparaît.

Cette transition constitue l'un des moments les plus réussis de notre découverte. Elle exploite intelligemment les possibilités du Meta Quest pour nous faire passer d'un lieu familier à un décor totalement virtuel, sans rupture brutale. On se surprend à observer les alentours comme un touriste qui vient de gagner son premier voyage spatial. Une entrée en matière suffisamment soignée pour rappeler qu'en VR, la manière d'arriver quelque part peut être aussi intéressante que la destination.

Bienvenue chez Terry, prenez une disquette

Une fois installé dans la station, nous découvrons une organisation professionnelle qui semble avoir conservé quelques habitudes de l'informatique des années 90. Les missions prennent la forme de disquettes à récupérer et à insérer dans un écran, lequel nous accompagnera ensuite tout au long de notre travail. Ce dispositif sert à la fois de point de départ aux différents niveaux et de guide pour comprendre les demandes de nos clients extraterrestres.

Notre métier consiste à transformer des mondes devenus inhabitables ou simplement inadaptés aux besoins de leurs occupants. Température, végétation, relief ou présence d'eau : plusieurs paramètres doivent être ajustés pour rendre une planète accueillante. Chaque espèce possède ses exigences, ce qui nous oblige à observer les résultats de nos interventions et à expérimenter différentes solutions.

Les premiers niveaux introduisent progressivement cette logique. Nous avons parfois dû chercher ce que le jeu attendait exactement de nous, mais les manipulations deviennent plus compréhensibles à mesure que les outils et leurs effets se dévoilent. Cette découverte par l'expérimentation apporte une satisfaction agréable : voir un environnement évoluer après une intervention donne immédiatement envie d'essayer autre chose.

La planète entre de bonnes mains

Really Interactive a imaginé une forme de terraformation accessible, dans laquelle les planètes deviennent des espaces que l'on peut manipuler directement. Les gadgets mis à notre disposition permettent notamment de modifier les conditions climatiques, de développer des zones forestières et d'intervenir sur le terrain. Nous sommes davantage dans la résolution d'énigmes environnementales que dans une simulation scientifique cherchant à reproduire toutes les contraintes de la vie extraterrestre.

Cette orientation fonctionne plutôt bien avec la réalité virtuelle. Nous observons les mondes sous une perspective qui permet d'en comprendre la forme, d'identifier les transformations nécessaires et de suivre les conséquences de nos actions. Le jeu prévoit également une fonction appelée SweetView, destinée à nous transporter directement à la surface des planètes pour admirer le résultat de notre travail à une autre échelle.

L'aventure ne se limite pas à une succession de commandes. Really Interactive a prévu un récit peuplé de personnages extraterrestres, avec une bonne dose d'humour autour des ambitions commerciales de notre employeur. Sauver des écosystèmes est une noble activité, mais notre entreprise n'oublie jamais de rappeler qu'il faut aussi satisfaire les actionnaires. Une petite satire du monde professionnel qui accompagne les missions et donne du caractère à cet étrange bureau orbital.

Houston, we have a problème de traduction

Malheureusement, notre patron semble avoir oublié un petit détail lors du recrutement : tout le jeu est en anglais. Les dialogues sont nombreux, les explications parfois particulièrement bavardes et le vocabulaire scientifique ou technique ne facilite pas toujours la compréhension. Pour un titre qui demande régulièrement d'interpréter les besoins de créatures extraterrestres, cette barrière linguistique devient rapidement un véritable obstacle.

Nous avons malgré tout réussi à progresser en observant les indications et en expérimentant directement les outils. Terry's Terraforming possède suffisamment de logique visuelle pour que l'on comprenne peu à peu les objectifs, mais cette démarche demande davantage d'efforts lorsqu'on ne maîtrise pas bien l'anglais. Il arrive qu'on passe plus de temps à interpréter une consigne qu'à résoudre l'énigme environnementale qu'elle présente.

C'est d'autant plus regrettable que le jeu semble accorder une place importante à ses personnages et à ses dialogues humoristiques. Sans traduction française, une partie de cette écriture risque de passer complètement au-dessus de la tête de certains joueurs. Des sous-titres français constitueraient déjà une amélioration considérable pour profiter du récit et des mécaniques sans transformer chaque mission en exercice de compréhension linguistique.

Un aller simple sans mal de mer

Sur le plan du confort, notre première expérience est en revanche très satisfaisante. Terry's Terraforming privilégie des interactions posées, des déplacements limités et une approche qui laisse le temps de réfléchir. Même son impressionnante introduction parvient à conserver de bonnes sensations, malgré le mouvement suggéré par l'ascenseur spatial.

Le titre prend également en charge les manettes du Meta Quest et le suivi des mains, ce qui permet d'envisager différentes façons de manipuler les objets virtuels. Il peut se pratiquer assis, debout ou avec davantage d'espace disponible. Une souplesse bienvenue pour une aventure qui invite davantage à prendre son temps qu'à gesticuler dans tous les sens.

Really Interactive annonce par ailleurs un mode bac à sable, des défis quotidiens, des classements mondiaux et la possibilité de partager ses propres créations. Ces activités devraient prolonger la découverte après la campagne principale, mais leur intérêt réel dépendra de la variété des outils et des situations proposées. Nos premières missions ne permettent pas encore de déterminer si la formule conserve toute sa fraîcheur sur plusieurs heures.

Une belle découverte encore à explorer

Terry's Terraforming possède une qualité que nous apprécions particulièrement en VR : il exploite le casque pour proposer des interactions qui auraient beaucoup moins d'intérêt sur un écran traditionnel. Sa présentation soignée, son introduction spectaculaire et son concept de manipulation planétaire rendent les premières missions franchement sympathiques.

Son principal handicap se situe actuellement dans son accessibilité linguistique. Les dialogues abondants et les termes techniques peuvent ralentir la progression, alors que le jeu cherche justement à encourager la curiosité et les expérimentations. Nous aurions aimé profiter plus naturellement des personnages et de l'humour de cette aventure spatiale.

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Conclusion

Verdict

7/10Note finale

Points forts

  • Une introduction spectaculaire qui exploite intelligemment les possibilités du Meta Quest,
  • Un concept de terraformation original et des manipulations agréables.
  • Les premiers niveaux introduisent progressivement les outils
  • Le confort général et l'ambiance légère rendent cette découverte particulièrement plaisante.

Points faibles

  • Une localisation exclusivement anglaise qui peut sérieusement compliquer la compréhension des missions.
  • Les nombreux dialogues et le vocabulaire technique freinent parfois la progression.
  • La variété des objectifs et l'intérêt des activités annexes demandent encore à être évalués sur une plus longue durée.

Terry's Terraforming nous a donné envie de poursuivre notre carrière de jardinier intergalactique. Really Interactive signe une aventure VR pleine de bonnes idées, capable de transformer une activité aussi improbable que la terraformation en un petit jeu d'observation et d'expérimentation agréable. Après quelques niveaux, notre impression est positive, particulièrement grâce à son confort et à son utilisation de la réalité virtuelle. Dommage que les explications soient parfois plus difficiles à déchiffrer que les besoins de nos clients extraterrestres. Notre découverte reste limitée au début de l'aventure et ne permet donc pas encore de lui attribuer une note définitive.

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A propos du studio

Really Interactive est un studio indépendant suédois fondé en 2016 et installé à Stockholm. Organisé sous forme de coopérative, il s'est spécialisé dans les créations en réalité virtuelle avec notamment Toran et Virtuoso. Terry's Terraforming constitue sa nouvelle aventure VR, disponible sur Meta Quest 3 et 3S, avec une version SteamVR également prévue.