Le coeur du jeu repose sur une idée audacieuse: un champ de bataille vivant et modifiable en temps réel. Explosions, obus d'artillerie, sapes au corps à corps... le terrain se remodèle en permanence. Les tranchées creusées lors d'une partie restent d'une manche à l'autre, ce qui ouvre la porte à une profondeur tactique réelle. Les fortifications s'effondrent, les lignes de vue changent, et ce qui était une couverture sûre il y a cinq minutes peut devenir un piège.
Les grandes batailles à 200 joueurs et bots sont pensées pour être spéctaculaire, avec des débris qui volent, des bâtiments qui s'effondrent et des lignes de front en mutation constante. L'ambiance Grande Guerre est réussie : les cartes boueuses, les paysages dévastés et les uniformes historiques installent une vraie immersion. Une touche d'humour bienvenue vient alléger l'atmosphère : gifler un ennemi avec une baguette ou jouer de la cornemuse pour booster le moral de ses alliés sont des possibilités bien réelles.
Mais le jeu accuse aussi des faiblesses au lancement. Les contrôles manquent de réactivité et le tir en mouvement voit sa précision chuter drastiquement. C'est voulu pour le réalisme, mais ça peut s'avérer pénalisant lors des engagements à grande échelle. La mêlée au corps à corps souffre quant à elle d'une détection des coups parfois aléatoire.