Un guerrier solitaire arrive devant l’antre du “dieu-insecte”. L’univers se veut sombre, étrange, et volontairement rétro dans sa manière d’exposer ses personnages, avec des sprites capturés à partir d’images et de vidéos d’acteurs. L’effet recherché est clair : retrouver ce parfum légèrement dérangeant des jeux “live-action” de l’époque, mais injecté dans un jeu moderne, plus nerveux et plus lisible à la manette comme au clavier.
Obey the Insect God promet une progression où le combat compte autant que la plateforme. Le jeu met en avant un système basé sur le timing, le blocage “parfait” pour étourdir l’ennemi, et l’acquisition de compétences offensives pour enrichir l’arsenal au fil de l’exploration. Sur Steam, le studio insiste sur une approche “skill-based” : on ne passe pas en roulant sur tout, on apprend à lire les patterns, à maîtriser l’espace et à punir au bon moment.
Le jeu dit puiser dans le Kalevala, l’épopée nationale finlandaise. Dit comme ça, le mélange peut sembler improbable (mythologie nordique + sprites digitized + baston), mais c’est le genre de collision qui peut donner une identité, à condition que l’écriture suive et que l’ambiance ne se contente pas d’empiler le bizarre pour le bizarre. Le studio évoque en tout cas une progression faite de mystères et de révélations, avec une exploration qui ne se veut pas trop bridée.
Obey the Insect God avance une idée plutôt séduisante : laisser la plupart des mécaniques de déplacement disponibles très tôt, afin de permettre une exploration “ouverte” du château maudit, sans vous forcer à suivre un couloir pendant des heures. Le jeu annonce aussi plus de deux douzaines de zones, avec une multitude de salles à traverser et à revisiter, ce qui suggère un terrain de jeu plus large qu’un simple enchaînement de niveaux linéaires.
Obey the Insect God est prévu sur PC via Steam, avec prise en charge de Windows et de Linux. Aucune date précise n’est encore affichée sur la page du jeu, mais la communication du studio évoque une sortie en 2026.
À propos du studio
Chunkle Freaky's Movies Games est un jeune label indépendant piloté par Charles Davis, basé dans le New Jersey. Le studio revendique un héritage venu du cinéma indépendant et une envie de transposer cet ADN “live-action” dans des jeux narratifs volontairement décalés. Obey the Insect God est présenté comme son premier jeu vidéo, et comme une lettre d’amour tordue à une époque où la technique servait aussi à fabriquer de l’étrange.