Le jeu de survie narratif signé RexLabo vient de caler sa sortie au 29 janvier 2026 sur PC (Steam), avec l’idée d’embarquer le joueur dans une expédition aussi intime que glaçante : suivre un signal venu du pôle Sud, et comprendre pourquoi il appelle.
Le point de départ se situe en 2900, dans un monde qui a fini par payer ses additions : virus, pénuries, météo devenue imprévisible, conflits à répétition. Nova Antarctica choisit pourtant un protagoniste à rebours du survival “musclé” : un enfant seul, attiré vers le sud par cette émission inconnue. L’objectif annoncé n’est pas de cocher des cases post-apo, mais de laisser l’exploration et la survie nourrir un récit à embranchements, où les décisions et les rencontres comptent autant que la gestion du froid et des ressources.
Sur le plan du jeu, on est sur un mélange assez classique de collecte, crafting et progression par zones, mais avec un accent mis sur l’observation et le lien au terrain. Nova Antarctica parle d’un environnement “réinventé” par des siècles de dérèglement : nouveaux écosystèmes, faune étrange, traces d’une civilisation qui s’est effacée en laissant des morceaux de technologie fragile derrière elle. La promesse, c’est une survie moins tournée vers la performance que vers l’endurance : avancer en lisant le climat, bricoler avec ce qu’on récupère, et accepter que le paysage impose son tempo.
Le jeu met en avant des compagnons sauvages à apprivoiser, comme si la survie passait aussi par une forme d’alliance avec ce que l’Antarctique est devenu. C’est un levier narratif évident, on imagine facilement des rencontres qui déplacent le sens du voyage, mais aussi un point de vigilance : tout dépendra de la manière dont ces “alliés” s’intègrent au gameplay, sans tomber dans la mascotte utilitaire ni le gadget.
L’ambition revendiquée se situe ailleurs : une science-fiction “méditative”, plus portée sur l’atmosphère que sur le spectaculaire, avec une tonalité qui se veut calme, intime, presque hantée. C’est une direction séduisante, surtout si le jeu arrive à faire exister sa narration autrement que par des journaux audio disséminés sous la neige. Reste à voir si l’équilibre tiendra sur la durée : les jeux de survie qui misent sur la contemplation se jouent à un fil, entre poésie et répétition.
Nova Antarctica sera également présenté au Taipei Game Show, avec une version jouable sur place entre le 29 janvier et le 1er février, première grosse vitrine publique juste après la sortie. Le jeu est annoncé à 24,50 € au lancement (prix indicatifs
A propos du studio
RexLabo est une structure japonaise basée à Tokyo, qui développe Nova Antarctica comme une aventure de survie centrée sur l’exploration et la narration. L’édition est assurée par PARCO GAMES, branche jeu vidéo d’un acteur culturel japonais (PARCO), qui s’est lancé récemment dans le publishing avec une première vague de titres mettant l’accent sur des projets “auteur” et des identités marquées.