Moto Rush Reborn, annoncé comme un successeur indirect de Moto Rush GT, prend le contre-pied du simple arcade racer en y greffant un récit de possession : après un crash, le pilote met la main sur un moteur “habité” dans une casse, et se retrouve propulsé dans un Neo-Tokyo saturé de néons, de trafic et d’obstacles. Une démo est annoncée prochainement sur Steam, en attendant la sortie complète sur PC, Xbox Series X|S et Nintendo Switch.
Moto Rush Reborn revendique une approche très “niveau par niveau”, pensée pour la vitesse et les réflexes. Il ne s’agit pas de courir contre un peloton mais de traverser des tracés piégés, au milieu d’une circulation dense, avec cette idée de slalomer en permanence entre barrières, véhicules et changements de décor. Le jeu parle de 45 niveaux fabriqués à la main, répartis en zones, et d’une montée en difficulté progressive qui pousse à réapprendre les trajectoires plutôt qu’à simplement tenir l’accélérateur.
Le cœur du gameplay, lui, tient dans une grammaire d’actions simples et agressives : se baisser sous les obstacles, glisser sur l’asphalte, bondir sur des rampes, déclencher des wheelies pour gagner de la relance, et ajuster sa vitesse pour survivre aux sections les plus serrées. Baltoro met en avant une vitesse de pointe affichée à 299 km/h, un chiffre qui dit surtout l’intention : ça doit filer, ça doit frôler, et ça doit punir le moindre excès de confiance quand la route se resserre.
La progression passe aussi par la collecte. Chaque niveau cache des “symboles démoniaques” qui servent de clé pour débloquer des pages de manga dessinées à la main, censées raconter l’histoire par fragments. C’est une bonne façon de justifier la rejouabilité sans transformer le jeu en checklist : si les pages sont suffisamment intrigantes, elles peuvent donner une raison de replonger, au-delà du simple chrono.
Reste que Moto Rush Reborn joue avec deux promesses qui ne se portent pas toujours naturellement : la pureté arcade et le récit. Un système de niveaux très techniques peut vite devenir répétitif si la variété ne suit pas, et une narration découpée en collectibles peut perdre de sa force si elle n’est qu’un bonus décoratif. Tout l’enjeu sera donc dans le rythme : des tracés qui se renouvellent vraiment, et une histoire qui s’insinue sans casser l’élan.
À propos du studio
Baltoro Games est un studio basé à Cracovie (Pologne), habitué aux développements console et aux productions au format plus ramassé. Le studio cite notamment Pixel Cafe et Urban Flow dans son catalogue, et présente Moto Rush Reborn comme un prolongement indirect de Moto Rush GT, sorti en 2019.