L'éditeur accompagne la sortie de cette démo avec un nouveau trailer qui met l’accent sur le versant “co-op sous pression” : des situations qui dégénèrent, des décisions absurdes prises dans l’urgence, et ce mélange de cris, de rires nerveux et de “mais pourquoi ça marche comme ça ?” que recherchent souvent les jeux coop en ligne.
Le point de départ tient du film de soirée pyjama qui dérape. Une nuit banale, puis l’escouade se retrouve aspirée dans le “monde onirique” de Mama, une déesse affamée, éternellement insatisfaite, qui vous maintient prisonniers dans son rêve. L’objectif devient vite très terre-à-terre : explorer ces décors surréalistes, survivre aux créatures difformes qui s’y promènent, récupérer des objets maudits et rapporter quelque chose d’assez “appétissant” pour garder Mama de bonne humeur. Autrement dit : fuir, oui, mais en pensant au ravitaillement.
Mama’s Sleeping Angels s’appuie sur une exploration procédurale, avec des zones qui se recomposent et une progression pensée pour l’improvisation. Le jeu promet des interactions étranges, des rencontres imprévisibles et une ambiance qui revendique le malaise drôle, celui qui fait rire parce qu’il est trop tard pour faire marche arrière.
Là où le titre se démarque, c’est dans sa façon de traiter la coopération comme un terrain de jeu tordu. Pour remettre un allié sur pied, le jeu autorise le “kiss” de son intitulé : embrasser un ami pour le soigner. Et si ce même ami tombe au combat, Mama’s Sleeping Angels propose une méthode nettement plus expéditive : le décapiter pour lui permettre de revenir dans la partie. Une idée volontairement choquante, présentée comme une règle interne du rêve, et qui colle à l’identité d’un jeu où le grotesque sert de mécanique autant que d’atmosphère.
La démo met en avant un arsenal qui mélange l’absurde et l’efficacité : fusils de précision, FAMAS, tronçonneuses… de quoi tenir tête aux monstres, tout en gardant ce côté “bricolage violent” typique des expériences coop qui aiment faire monter la panique. À cela s’ajoutent des masques magiques et des objets puissants, davantage orientés vers le soutien, la mobilité et la survie que vers le simple bonus de dégâts. Le jeu insiste aussi sur une dimension de “documentation”, via une pièce dédiée à l’ordinateur où l’on consigne ses découvertes, comme si la run laissait des traces, et pas seulement des cadavres.
Ce que propose la démo (annoncé)
➤ Coopération de 1 à 4 joueurs
➤ Exploration d’un monde onirique généré de façon procédurale
➤ PNJ à retrouver et “réveiller”
➤ Armes variées (fusils, tronçonneuse, etc.) pour affronter les créatures
➤ Objets à effets marqués : double saut, soins d’équipe, renvoi de dégâts, et autres outils de survie
➤ Possibilité de documenter ses trajets depuis la “computer room”
➤ Premiers éléments de mystère autour de l’emprise de Mama sur le rêve
Pour l’instant, Mama’s Sleeping Angels vend surtout une ambiance et une idée. Tout reposera sur la variété des situations, la lisibilité de l’action au milieu du délire, et la capacité du jeu à transformer ses règles bizarres en vraie profondeur de coopération plutôt qu’en simple gimmick. La démo est là pour mesurer si l’équilibre tient quand la curiosité laisse place aux automatismes… et si nourrir Mama reste une contrainte amusante, pas une corvée.
A propos du studio
Itamu : développeur solo autodidacte, Itamu revendique des jeux étranges et émotionnels, pensés pour créer des histoires de coopération, du rire au chaos, avec une vraie place laissée aux réactions de groupe.
Oro Interactive : éditeur belge orienté “projets singuliers”, Oro Interactive met en avant une ligne éditoriale tournée vers des jeux accrocheurs et volontiers bizarres, et cite parmi ses sorties Order 13, Easy Delivery Co., s.p.l.i.t. et Roadside Research.