Avec Fully Automated, Thierry Brim change de registre et s’attaque à un action roguelite à la nervosité revendiquée, porté par une idée peu fréquente dans le genre : vaincre ne signifie pas forcément tuer. Le jeu vient d’ouvrir sa page Steam et se présente avec un premier trailer, sans date de sortie pour l’instant.
Dans Fully Automated, l’action se déroule loin dans le futur, au cœur de Communa, une utopie pacifiste née après la guerre. Un monde qui se veut reconstruit, apaisé, mais menacé par un adversaire présenté comme l’ennemi d’hier : “la Corporation”, de retour depuis les profondeurs de l’espace. Le décor pose immédiatement la question centrale du jeu : défendre ce paradis sans finir par lui ressembler.
La page Steam décrit un jeu rapide, orienté survie face à des vagues d’ennemis, avec un système d’améliorations et de traits pour modeler son style de combat au fil d’une run. L’originalité revendiquée tient au choix entre deux approches opposées : une voie létale, et une voie non létale basée sur la démoralisation. En clair, on peut vaincre en frappant, ou en “cassant l’esprit”, avec une promesse de conséquences sur l’avenir de Communa.
Ce positionnement ouvre une piste intéressante pour un roguelite d’action. Les jeux du genre parlent souvent “build” et efficacité, rarement conséquences. Ici, le discours insiste sur un monde qui garde trace : alliés et adversaires avec leurs propres objectifs, relations à tisser, vérités à faire remonter, décisions qui laissent une marque. Reste à voir comment cette couche narrative s’articule avec le rythme d’un jeu pensé pour être rejoué, mais l’intention est là : la run ne serait pas seulement une montée en puissance, elle servirait aussi à orienter le destin de Communa.
Autre élément mis en avant : un système de microchips à récupérer pour débloquer de nouvelles techniques et élargir la palette de combat. L’idée évoque une progression “par modules”, où l’on construit une machine de guerre au sens littéral, capable de pousser son identité de jeu vers deux extrêmes : devenir inarrêtable, ou impossible à déplacer. Là encore, tout dépendra de l’équilibrage entre variété réelle et “meilleurs choix” qui s’imposent trop vite.
Le jeu annonce également des boss plus massifs et plus spectaculaires, entre constructions monstrueuses, machines de guerre anciennes et forces d’exécution. Dans un action roguelite, c’est souvent le moment de vérité : celui où le système doit tenir sous pression, sans se contenter de monter les chiffres.
À ce stade, Fully Automated est listé sur Steam comme “à annoncer”, avec une prise en charge prévue de l’anglais et du français (interface et sous-titres). Côté technique, le minimum affiché vise Windows 10 et une configuration légère, avec une compatibilité indiquée pour SteamOS/Linux.
À propos du studio
Thierry Brim est un développeur solo belge basé à Bruxelles. Il s’est fait connaître avec The Man Came Around (2023), un jeu de survie narratif centré sur les dilemmes et les choix, déjà marqué par une approche “décisions avant spectacle”. Fully Automated semble prolonger cette sensibilité, cette fois dans un cadre action nettement plus nerveux.