Le principe n’a pas changé : une mégastructure suspendue dans le vide, une ascension qui tient autant du parcours d’obstacles que du puzzle en mouvement, et cette sensation de courir après la run parfaite. DeadCore Redux ouvre sur une chute interminable à travers des tempêtes magnétiques, avant de vous jeter face à une Tour noyée dans la brume. Ensuite, chaque niveau devient une mécanique à déchiffrer : plateformes mobiles, pièges, trajectoires risquées, patrouilles à contourner… et, au bout, un objectif simple sur le papier, autrement plus exigeant à l’exécution : atteindre le Sommet et “briser le cycle”.
Le SwitchGun ne sert pas seulement qu'à dégager un passage : l’arme permet de basculer des plateformes, d’influencer des champs de gravité et d’interagir avec certaines entités en temps réel. L’idée est de transformer la progression en improvisation contrôlée, où l’on enchaîne dashes et sauts au millimètre, jusqu’à faire d’un itinéraire prudent une ligne rapide, avec ses raccourcis et ses zones secrètes. Le plaisir vient du moment où l’on cesse de “survivre” au niveau et où l’on commence à le jouer comme une partition.
Redux insiste aussi davantage sur la logique “maîtrise” : on recommence, on mémorise, on nettoie l’exécution, et les runs deviennent fluides. Les Sparks , des collectibles, servent à débloquer des bonus plus corsés, pensés pour l’optimisation. Les Logs, eux, étoffent l’arrière-plan du lieu et de ses explorateurs passés, histoire de ne pas laisser l’ascension flotter dans le vide complet. Et pour les joueurs qui vivent au rythme du chrono, un Speedrun Mode est bien de la partie, avec classements en ligne, niveaux supplémentaires calibrés pour le routing, et un système de rangs qui note la performance.
Côté “Redux”, 5 Bits Games met en avant une refonte technique nette : visuels reconstruits (éclairage et effets volumétriques, nouveaux modèles/textures, interface revue), audio retravaillé (effets, mixage, bande-son remasterisée), et un vrai ajout de contenu avec un nouveau niveau scénarisé, The Gateway, placé comme un passage obligé avant la “vraie” conclusion. On note aussi l’arrivée d’un système de rang hors-ligne (badges selon la performance) et un support manette pensé comme tel, pas juste plaqué en option.
Petit geste pour les vétérans : les joueurs qui possèdent DeadCore (2014) sur Steam bénéficient automatiquement d’une réduction de fidélité de 40% sur DeadCore Redux au lancement. Une manière de rappeler que, dans ce genre de jeu, la base de fans est souvent la même : ceux qui connaissent déjà la Tour, et qui veulent une raison propre de relancer l’ascension.
À propos du studio
5 Bits Games est un studio indépendant français fondé en 2014 par d’anciens étudiants de l’ENJMIN. À l’origine de DeadCore, l’équipe s’est construite autour d’expériences à la première personne centrées sur le geste, la précision et une mise en scène atmosphérique. Avec DeadCore Redux (et d’autres projets en cours), le studio reste sur cette ligne : des jeux exigeants, lisibles, et conçus comme des terrains d’entraînement pour joueurs qui aiment apprendre, optimiser et recommencer.