Wonderfall - Paris s’effrite dans une aventure narrative sous le sable

Wonderfall transforme le Paris des années 20 en ville rongée par l’Entropie, entre exploration, énigmes environnementales et récit mélancolique.

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Paris a déjà servi de décor à des centaines de jeux, souvent comme carte postale, terrain historique ou simple arrière-plan de prestige. Wonderfall choisit une autre voie : prendre un Paris des années 20, le plier légèrement vers le fantastique, puis le laisser s’effondrer sous l’effet d’une force appelée Entropie. Résultat attendu : une ville familière qui perd ses repères, avec des rues, des métros et des monuments que le sable commence à avaler.

Le jeu d’ATTABOY Interactive  déjà annoncée comme un mélange d’exploration à la troisième personne, d’énigmes environnementales et de progression portée par les personnages. Wonderfall ne mise pas seulement sur son décor parisien. Il veut faire de la ville un espace à comprendre, à traverser et à relire, comme si chaque lieu gardait une partie du mystère.

L’action prend place dans un Paris réimaginé en 1920. L’Île de la Cité, Notre-Dame, les tunnels du métro et plusieurs lieux emblématiques deviennent les fragments d’une capitale en train de basculer. L’Entropie transforme peu à peu la matière en sable, efface les structures et menace la mémoire des lieux. Cette image fonctionne parce qu’elle donne au jeu une tension visuelle immédiate : Paris n’est plus seulement un décor élégant, c’est un corps urbain qui se désagrège.

Le rythme annoncé semble privilégier l’observation et la progression par curiosité. Le joueur explore les rues, grimpe sur des toits, rejoint des zones abîmées par l’effondrement et utilise les outils disponibles pour résoudre des énigmes liées à l’environnement. La présence d’un léger versant action ou danger pourrait donner du relief au parcours, mais Wonderfall paraît surtout pensé comme une aventure de découverte, où les lieux, les objets et les rencontres doivent recomposer ce qui est arrivé à la ville.

La direction artistique joue beaucoup dans l’intérêt du projet. Le Paris de Wonderfall ne cherche pas la reconstitution scolaire. Les monuments deviennent des silhouettes fragiles, les espaces connus prennent une teinte étrange et le sable donne à l’ensemble un parfum de fin de monde douce, presque suspendue. Dans un calendrier chargé en jeux narratifs, ce choix de décor peut faire la différence, à condition que l’écriture, les énigmes et la navigation gardent la même finesse que les images.

La sortie de Wonderfall est prévue en 2026 sur PC via Steam. L’AG French Direct devrait permettre de voir comment le jeu articule sa narration, ses mécaniques de déplacement et sa lecture de Paris. Pour un premier projet de studio, le cadre est ambitieux : il faut rendre la ville séduisante, inquiétante et jouable, sans la réduire à une galerie de monuments. C’est précisément ce qui rend cette nouvelle présentation intéressante à suivre.

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À propos du studio

ATTABOY Interactive est un studio indépendant français basé à Paris, fondé en 2022. L’équipe travaille sur Wonderfall comme premier jeu, avec une orientation marquée vers les mondes atmosphériques, l’aventure narrative et les expériences construites autour de la curiosité du joueur. Le studio avance en autoproduction et veut inscrire son identité dans des projets à forte ambiance.