C’est sur ce point que The Confinement montre ses limites.
L’apprentissage des mécaniques manque de progressivité. Le joueur dispose de peu de temps pour assimiler les subtilités de l’inertie, comprendre les distances réelles du dash ou s’approprier le rythme des déplacements. Très tôt, le jeu impose des enchaînements complexes qui semblent attendre une maîtrise déjà acquise.
Ce déséquilibre donne l’impression d’un titre pensé avec une grande précision, mais calibré avant tout pour quelqu’un qui en connaît déjà parfaitement les règles. La difficulté n’est pas tant injuste qu’elle est précipitée.
Pour autant, difficile de reprocher au jeu un manque de cohérence. Les niveaux sont construits avec sérieux, chaque obstacle répond à une logique claire, et les enchaînements, aussi exigeants soient-ils, restent toujours réalisables.
Mais cette rigueur s’accompagne d’une absence totale de tolérance. The Confinement ne ménage aucune marge d’erreur, n’offre que peu de respiration, et ne cherche jamais à adapter son rythme au joueur. Il impose, sans négocier.