Test HoloPets : un chien dans le salon, un chat sur le canapé, et un casque sur la tête
HoloPets installe chiens et chats dans votre salon via le Quest 3. Notre test d’un simulateur d’animaux en réalité mixte, entre charme et limites.
Un animal de compagnie qui demande d’enfiler un casque
Le Tamagotchi se glissait dans une poche, Nintendogs tenait dans une console. HoloPets: AR Pet Simulator exige de mettre un Quest 3 ou 3S sur la tête pour retrouver son chiot ou son chaton. Le pari de Cyberbit Genesis, paru le 2 juillet 2026 en accès anticipé puis sorti de cette phase en octobre, est de convaincre que ce détour vaut le coup. Vendu 15,99 euros, le titre arrive dans un créneau déjà occupé : la réalité mixte a connu Stay: Forever Home, le Hello, Dot de Niantic (gratuit) et, avant eux, Bogo, retiré de la boutique en 2024. Le genre séduit les développeurs, mais il a déjà montré qu’il pouvait fatiguer vite.

Univers et direction artistique
HoloPets n’a pas de monde à lui. Le décor, c’est votre pièce, captée par les caméras du casque, et les animaux s’y ajoutent en trois dimensions. Plus de vingt compagnons, chiens et chats, sont proposés avec des races et des tempéraments variés : joueurs, paresseux, curieux, affectueux. On les nomme, on les habille, on débloque des accessoires et de nouveaux comportements.
Le jeu joue la carte de la mignonnerie sans chercher à faire plus. Et ça fonctionne : on sourit rapidement devant un chiot qui rapporte sa balle au milieu du salon. On retrouve l’esprit de Nintendogs, avec un attachement qui s’installe sans qu’on s’en rende compte, et la bonne volonté d’un Tamagotchi qu’on a envie de ne pas laisser tomber. Reste à voir si les vingt bêtes se distinguent vraiment les unes des autres sur la durée, ce qu’une longue pratique dira mieux que quelques sessions.
Gameplay
La boucle est celle du genre. Faim, énergie et bonheur sont les trois jauges à surveiller. On nourrit, on caresse, on lance une balle, on agite un pointeur laser pour les chats. Des mini-jeux complètent l’ensemble : lancers de balle, parcours d’obstacles, jouets en forme de petits puzzles. Défis quotidiens et hebdomadaires distribuent des récompenses, et le lien avec chaque animal progresse à mesure qu’on s’en occupe.
Les besoins continuent d’évoluer application fermée, ce qui installe une routine à la Tamagotchi : ouvrir le casque, prendre des nouvelles, nourrir, jouer cinq minutes, ranger. L’ensemble est plaisant, avec ce côté petit plaisir quotidien qui ne demande pas de longues sessions. Le revers est évident : un casque se prépare, se charge, se met sur le nez, et la routine ne tiendra que si cette corvée reste moins lourde que le plaisir.

Le suivi des mains est l’interface principale, avec des commandes vocales annoncées en plus. Tendre la main vers un chien est plus naturel que de le caresser avec un curseur, et c’est le meilleur argument de la version Quest face à celle des smartphones.
Un conseil de survie : évitez de jouer en présence de votre vrai chien. Vous voilà en train de caresser du vide, les bras tendus dans le salon, pendant qu’un aboiement résonne dans le casque. Votre compagnon à quatre pattes, lui, se demandera très vite ce que vous fabriquez, avec un air qui en dit long. Prévoyez une pièce fermée, ou un animal habitué à vos excentricités.
Technique
La réalité mixte est la raison d’être du jeu, et c’est elle qui décide de tout. Un chat qui contourne la table basse et saute sur le canapé est convaincant. Un chat qui traverse le meuble détruit l’illusion en une seconde. Selon l’agencement de votre intérieur, la reconnaissance des surfaces reste le point à surveiller.
Le jeu pèse environ 500 Mo et exige une connexion Internet, y compris pour une progression qui continue en arrière-plan. À noter : les anciens Quest 2 et Quest Pro ne sont pas pris en charge.

Accessibilité
Le jeu se pratique seul, assis, debout ou en se déplaçant dans la pièce, et le confort est classé accessible, ce qui est logique pour une expérience sans déplacement virtuel. L’obstacle est ailleurs : HoloPets n’existe qu’en anglais sur Quest, malgré un titre francisé sur la boutique. Pour un jeu tous publics qui vise les familles, c’est une barrière réelle pour les plus jeunes, et un point d’interrogation sur les commandes vocales, dont les langues reconnues ne sont pas précisées.
Conclusion
Verdict
Points forts
- Le suivi des mains donne un vrai sens à la caresse et au jeu
- Un charme immédiat, entre Tamagotchi et Nintendogs
- Plus de vingt animaux avec des personnalités annoncées différentes
- Des sessions courtes, adaptées à une routine quotidienne
- Un confort d’usage soigné, en position assise comme debout
Points faibles
- Anglais uniquement, sans traduction française
- Connexion Internet obligatoire
- Interaction avec le mobilier à surveiller selon votre intérieur
HoloPets coche les cases du genre et ajoute ce que seul un casque de réalité mixte peut offrir : un animal à l’échelle de la pièce, qu’on caresse avec ses vraies mains. C’est un petit jeu plaisant, qui assume son côté Tamagotchi-Nintendogs sans chercher à être autre chose, et que l’on recommande aux possesseurs de Quest 3 en quête d’une parenthèse douce. Sa tenue dans la durée dépendra de la variété réelle des comportements, de la fiabilité face au mobilier et d’une boutique qui ne bride pas la progression.

A propos du studio
Cyberbit Genesis est une société de développement logiciel fondée par Flavio Rausa en 2023, installée à Milan, en Italie. Le studio conçoit des applications et des solutions numériques pour plusieurs plateformes. HoloPets: AR Pet Simulator est son simulateur d’animaux en réalité augmentée, disponible sur Meta Quest et sur mobiles.