Le jeu place le joueur à la tête d’une machine infernale qu’il faut faire tourner sans casser l’équilibre du monde d’en haut, avec un mélange de gestion, de city-builder et d’intervention divine à distance.
Le principe tient dans cette double lecture. Sous terre, il faut organiser l’Enfer, tracer les routes utiles, faire fonctionner les infrastructures, gérer les travailleurs démoniaques et attribuer aux âmes la punition adaptée à leur péché. À la surface, les Humus vivent leur vie, construisent, cultivent et explorent. Le joueur peut les influencer à l’aide de plusieurs sorts, afin d’orienter leur développement, provoquer quelques dégâts bien sentis ou maintenir le cycle général en mouvement. La fiche Steam présente ce va-et-vient entre les deux mondes comme la base de toute la progression.
Cette structure donne à Sintopia une identité assez nette. Là où beaucoup de jeux de gestion se contentent d’empiler des ressources et des bâtiments, celui-ci cherche aussi à faire cohabiter administration infernale et observation d’un monde autonome. La communication officielle insiste d’ailleurs sur cette position de cadre fraîchement promu, coincé dans la paperasse de l’au-delà pendant que ses employés gardent la chaîne de punition en activité. L’univers joue clairement la carte de la satire, avec un ton plus mordant que solennel.