L'histoire de SoulStream Saga se déroule dans le royaume d'Alestria, capitale d'un conflit centenaire entre deux factions : les Mages et les Alchimistes. Des idéaux plein la bouche, de l'anarchie plein les rues, et des civils qui paient la note. Astarius Valcrest, ancien Mage reconverti à l'alchimie, a jadis forgé une épée mêlant les deux disciplines - l'Alchaeon - pour tenter d'unir ce que les autres s'évertuaient à diviser. Un siècle plus tard, le monde qu'il a bâti tient encore debout. Mais un roi sombrant dans la folie menace de tout effondrer, et la princesse Victoria Lockewell n'hésite pas à invoquer une incantation interdite pour ramener Astarius des morts.
La démo, elle, ne raconte pas ça. Elle se situe bien avant : pendant la guerre, au plus fort du chaos. On y incarne Astarius à son niveau maximum, toutes capacités débloquées, dans ce qui fait office de préquelle jouable à l'histoire principale. Le choix est discutable sur le plan de la cohérence narrative - démarrer sur la fin avant de vendre le début - mais il permet au studio de montrer son système de combat dans toute son étendue dès les premières minutes. Un pari assumé.
L'ambiance, elle, est franchement réussie. La Forêt Brûlée vit à peu près à la hauteur de son nom : des cadavres partout, des feux qui crépitent en arrière-plan, une atmosphère de chaos militaire qui n'a rien de propret. Les dialogues apportent de vrais moments de noirceur, avec une sobriété qui évite le mélo facile. Le jeu avertit d'ailleurs lui-même que le contenu inclut des scènes de mort, y compris d'enfants. Il ne joue pas les durs pour rien.