Bannière gauche
Bannière droite

Preview - Panzer Dragoon Zwei Remake : Une démo Next Fest sous le signe de la prudence

Présent au Steam Next Fest avec une démo jouable, Panzer Dragoon Zwei Remake remet en avant un épisode souvent cité comme l’un des sommets techniques de la Saturn.

Si le jeu est fatalement attendu par les fans, manette en main, il invite surtout à un regard mesuré.
La démo propose un unique niveau, correspondant au deuxième chapitre du jeu original. Deux runs auront suffi à en faire le tour, pour un total d’environ seize minutes, routes alternatives comprises. Un format court, cohérent avec le rythme du niveau, mais qui donne déjà une idée assez claire de ce que cette relecture entend préserver… et de ce qu’elle laisse intact.

Capture d’écran (4613).png

Un héritage très marqué Saturn

Sorti en 1996, Panzer Dragoon Zwei s’inscrivait dans une période charnière de la 3D, où l’ambition technique dépassait souvent le confort visuel. À l’époque, le titre impressionnait par sa mise en scène, son univers et sa fluidité relative sur un hardware complexe, au prix d’environnements clairsemés et d’une géométrie anguleuse. Un compromis que beaucoup ont salué… et que le remake reprend presque à l’identique.

Ici, la fidélité est totale. Couloirs aériens, grands espaces vides, rares éléments de décor, longues phases sans affrontement : tout est là, jusqu’aux silences de trente à quarante-cinq secondes où l’on avance sans réel enjeu. Historiquement cohérent, mais difficilement engageant aujourd’hui.

Un gameplay d’époque

Testée à la manette sur SteamOS via Legion Go S, la démo confirme un maniement précis mais rigide. La dragonne répond correctement, la visée à 360° fonctionne toujours grâce aux rotations de caméra par paliers de 45°, et le lock-on reste efficace. Sur le plan mécanique, rien à redire : le jeu est propre, stable, fidèle.

Mais cette fidélité a un prix. Le rail-shooter conserve son rythme inégal, ses séquences creuses et son absence de sensation de vitesse. Les ennemis viennent ponctuer des espaces très vides, sans jamais vraiment transformer la progression en moment spectaculaire. On joue, on avance, on tire… sans que l’ensemble ne parvienne à créer une tension durable.

Capture d’écran (4619).png

Un vernis HD qui ne réécrit pas le passé

Visuellement, le remake fait le travail attendu. Textures nettes, rendu HD propre, lisibilité accrue. L’univers conserve son identité, et l’ensemble est agréable à l’œil. Mais cette modernisation reste strictement cosmétique. Les limites visuelles de la version Saturn transparaissent constamment, et l’absence de réinterprétation artistique empêche toute vraie surprise.

Le sentiment dominant reste celui d’un jeu “propre”, mais jamais impressionnant. Là où une réécriture visuelle plus audacieuse aurait pu sublimer l’expérience, le remake choisit la prudence absolue.

Une proposition claire, mais très ciblée

Cette démo a au moins le mérite de la franchise. Panzer Dragoon Zwei Remake ne cherche pas à séduire un nouveau public à tout prix. Il s’adresse avant tout aux amateurs de l’original, à ceux qui souhaitent retrouver, quasiment à l’identique, un jeu culte dans une version techniquement remise au goût du jour.

Pour les autres, notamment ceux dont le souvenir de l’original est lointain ou mitigé, l’ennui peut vite s’installer. Seize minutes auront suffi ici pour comprendre que la curiosité était satisfaite… sans donner envie d’aller plus loin.

Capture d’écran (4618).png

A propos du studio

Le remake est développé par MegaPixel Studio, en collaboration avec Forever Entertainment, déjà à l’origine du remake du premier Panzer Dragoon. Le duo s’est spécialisé dans les relectures fidèles de classiques, avec une approche centrée sur la préservation plutôt que la réinvention.

Panzer Dragoon Zwei: Remake

Panzer Dragoon Zwei: Remake

Dev MegaPixel Studio S. A., Storm Trid
Éditeur Forever Entertainment S. A.
PEGI 7+

Panzer Dragoon Zwei: Remake est une version remastérisée du deuxième opus de la légendaire série de rail shooters, vous plongeant dans un monde unique où ruines anciennes, pouvoir impérial et c...