Le point d’ancrage narratif s’articule autour d’Evryn, ancien garde royal déchu, coincé dans une “Taverne hors du temps” servant de hub. De là, on repart en expédition dans un monde façonné par la mémoire, le hasard et les conséquences, avec l’idée que les runs racontent autant qu’ils optimisent. Le récit évoque aussi Hyria, tyran responsable de la chute du héros, même si la démo semble surtout conçue pour installer l’univers et le cadre, puis laisser le système de combat faire le reste.
En jeu, Odds Chronicles s’appuie sur des affrontements tactiques au tour par tour sur grille, présentés comme des champs de bataille en diorama. La lecture du terrain est centrale : positionnement, élévation, ligne de vue, contrôle de l’espace, et économie des actions comptent autant que le résultat des jets. Les dés ne servent pas juste à “faire des dégâts”, ils alimentent des ressources (Force, Dextérité, Magie) qui ouvrent l’accès aux compétences, aux enchaînements et à des options de retournement de situation via des “Wild Dice”. L’enjeu, c’est d’absorber un mauvais lancer sans perdre le fil, et de savoir quand prendre un risque pour accélérer la run.
Autre élément mis en avant dans la démo : un “Adventure Journal” consultable dans la Taverne, qui archive les runs avec scores et détails. L’idée est double : permettre de comparer ses tentatives, et pousser à l’analyse plutôt qu’au simple retry réflexe. Le parcours se termine sur un boss présenté comme un test de synthèse, censé forcer le joueur à exploiter tout ce que la démo enseigne : gestion des dés, placements, synergies de compétences et arbitrage entre prudence et prise de risque.
Le jeu complet est attendu sur PC en 2026, avec des versions consoles annoncées plus tard sur PlayStation 5, Nintendo Switch et Xbox Series X|S.
À propos du studio
Odds Chronicles est co-développé par eSolu et Team Mojo Games. Le projet réunit une équipe annoncée comme un binôme “vétérans + juniors” : cinq profils expérimentés épaulés par une jeune équipe, avec plus de 75 ans d’expérience cumulée (PC/console, art, ingénierie, production). Basés à Bruxelles, ils affichent une ambition simple : marier la part de chance du dé à une exigence tactique suffisamment solide pour que chaque décision compte.