Legion Was Here - Une gueule d’emprunt pour chaque mission

Legion Was Here transforme l’espionnage en jeu de déduction : fouillez un dossier, reconstruisez un visage et tenez votre rôle.

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Un dossier sur le bureau, une main couverte de notes et un visage encore à construire. Legion Was Here aborde l’espionnage par le travail minutieux de l’imposteur. Chaque mission demande d’étudier la vie d’un inconnu, d’adopter les traits d’un proche et de soutenir la conversation sans laisser apparaître la moindre faille.

Développé en solo par l’auteur et dessinateur français Geoffroy Monde, le jeu mélange enquête, transformation physique et visual novel dans une comédie noire où une mauvaise réponse peut coûter la vie. Une démo est disponible sur Steam pour découvrir ses premières missions avant sa sortie sur PC, prévue en 2026.

Le scalpel avant le silencieux

Legion possède une aptitude enviée par toutes les agences de renseignement : il peut modifier entièrement son apparence. L’opération passe toutefois par une salle de chirurgie où le joueur intervient sur l’âge, la coiffure, la forme du nez, la couleur des yeux et de nombreux autres détails.

Plus de 900 millions de combinaisons sont annoncées. Cette profusion sert un objectif précis : reproduire le visage attendu par la cible. Il ne suffit donc pas de fabriquer un espion élégant ou vaguement ressemblant. Une erreur sur l’âge, un détail physique négligé ou une coupe de cheveux mal interprétée peut fragiliser toute la couverture.

Une barre chocolatée peut sauver la mission

Chaque contrat commence par la remise d’un dossier consacré à l’identité que Legion devra emprunter. Photos, documents administratifs et objets personnels permettent de reconstruire l’apparence du personnage, mais aussi ses habitudes, ses relations et son histoire.

Le jeu insiste sur l’observation des détails. Un emballage de barre chocolatée peut contenir une information aussi utile qu’un rapport officiel. Les indices doivent être croisés pour déterminer à qui Legion doit ressembler et quelle place cette personne occupe auprès de la cible. Selon la mission, l’agent pourra ainsi devenir un mari, un frère ou un fils revenu au moment opportun. L’enquête transforme la lecture du dossier en véritable préparation opérationnelle. Chaque information retenue pourra refaire surface quelques minutes plus tard, lorsque l’imposteur devra expliquer un souvenir familial, reconnaître une préférence ou répondre à une question inattendue.

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Le visage ouvre la porte, les réponses évitent le cercueil

Une apparence correcte permet d’approcher la cible, mais l’infiltration se poursuit sous la forme d’un visual novel. Les dialogues proposent plusieurs réponses et vérifient si le joueur maîtrise réellement l’identité qu’il vient de voler.

Les notes griffonnées sur la main gauche de Legion offrent un rappel discret des informations récoltées. Elles ne remplacent pas une lecture attentive du dossier : un comportement incompatible avec le personnage interprété peut éveiller les soupçons et mener directement à la mort. Cette mécanique donne une autre valeur à la personnalisation du visage. La chirurgie permet d’entrer dans la pièce. La conversation décide si Legion en ressort. Le joueur doit alors composer avec la pression d’un interrogatoire déguisé en échange familial, professionnel ou sentimental.

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Le MI6 n’est pas le client le plus étrange

Les contrats ne viennent pas uniquement des agences habituelles comme le FBI ou le MI6. Des fantômes du passé et des mascottes de parc d’attractions peuvent également solliciter les talents de Legion.

Ces commanditaires prolongent l’humour absurde visible dans la direction artistique. Les personnages adoptent des silhouettes volontairement déformées, avec des visages qui semblent déjà avoir subi plusieurs opérations douteuses avant même l’arrivée du joueur. L’ambiance oscille entre film d’espionnage, bande dessinée et cauchemar administratif. Le saxophone entendu dans la bande-son accompagne cette atmosphère de polar détraqué. Il s’agit d’ailleurs du seul élément du jeu que Geoffroy Monde n’a pas réalisé seul, l’instrument ayant été enregistré par son ami Pierre.

Legion Was Here annonce une durée comprise entre trois et quatre heures, avec plusieurs types de missions. Chaque contrat pourra être rejoué afin d’améliorer son score de crédibilité et d’atteindre les 100 %.

Les événements ne devraient pas se dérouler exactement de la même manière à chaque tentative. Une connaissance parfaite du dossier restera donc utile, même après une première réussite. Cette variation devra éviter que les nouvelles parties se résument à mémoriser une succession fixe de réponses. La démo disponible sur Steam permet déjà d’examiner les documents, de passer par la chirurgie et de tester les premières infiltrations. Le jeu proposera une interface et des sous-titres en français, avec des dialogues doublés en anglais.

Telecharger la demo

A propos du studio

Legion Was Here est entièrement développé par Geoffroy Monde, auteur de bande dessinée, dessinateur, peintre et musicien français. Il signe avec ce projet son premier jeu vidéo personnel, conçu sans recours à des outils d’intelligence artificielle.

L’édition est assurée par Surefire.Games, un éditeur indépendant spécialisé dans l’accompagnement de productions internationales et leur diffusion sur différents marchés. Legion Was Here sortira sur PC via Steam au cours de l’année 2026.