Hungry Horrors quitte l'accès anticipé et sort en version 1.0 sur Steam
Après plusieurs mois d'accès anticipé, Hungry Horrors dévoile sa version complète avec huit biomes, 34 créatures et 62 recettes issues du folklore britannique et irlandais.
Après deux ans et demi de développement, Hungry Horrors passe enfin à table dans sa version définitive. Le deckbuilder culinaire de Clumsy Bear Studio quitte officiellement l'accès anticipé ce 13 octobre 2026 sur PC via Steam, après plusieurs mois consacrés à enrichir son contenu et à ajuster ses mécaniques. Une étape importante pour ce petit studio britannique composé de seulement deux développeurs, dont le projet a déjà séduit une partie des amateurs de roguelites.
Lancé en accès anticipé en janvier dernier, Hungry Horrors affiche un taux d'évaluations positives de 98 % sur Steam, avec plus de 250 avis recensés au moment de l'annonce. Le jeu bénéficie également d'une réduction de lancement de 20 %, proposée du 12 au 19 octobre à l'occasion du Steam Cooking Fest. Cette sortie marque surtout l'achèvement de son aventure narrative et l'arrivée d'un contenu sensiblement plus conséquent que celui proposé au début de l'année.
Quand la cuisine remplace les armes
Dans Hungry Horrors, nous incarnons une princesse plutôt capricieuse, contrainte de sauver son royaume après l'apparition d'une malédiction qui réveille les créatures du folklore britannique et irlandais. Face à ces monstres affamés, les armes traditionnelles sont abandonnées au profit d'une solution pour le moins inattendue : leur préparer de bons petits plats. Chaque carte représente une recette et chaque rencontre consiste à rassasier la créature avant qu'elle ne parvienne jusqu'à nous.
Cette mécanique transforme les affrontements en exercices de gestion et d'anticipation. Les monstres avancent progressivement vers notre personnage, tandis que les plats possèdent différentes saveurs qu'il faut combiner pour créer des chaînes de bonus. Les épices, les ustensiles de cuisine et les artefacts permettent d'améliorer les recettes ou de modifier leurs effets. Une mauvaise combinaison peut cependant briser un enchaînement et laisser à notre adversaire le temps de se rapprocher dangereusement.
Une formule qui nous avait déjà convaincus
Nous avions consacré une preview à Hungry Horrors dès janvier 2026, après environ huit heures passées sur sa version d'accès anticipé. Notre découverte avait notamment mis en évidence l'intérêt de ses chaînes de saveurs, la tension provoquée par l'avancée des monstres et les nombreuses possibilités offertes par la personnalisation des recettes. L'artefact Excalibur, capable d'augmenter la distance initiale avec chaque adversaire, figurait parmi les améliorations qui nous avaient particulièrement intéressés.
Nous avions également apprécié le travail réalisé sur les créatures folkloriques, dont certaines imposaient des contraintes bien spécifiques. Pùca, par exemple, pouvait dérober des objets et tenter de s'enfuir, bouleversant notre manière d'aborder les combats. Notre session s'était révélée techniquement satisfaisante sur PC comme sur Steam Deck. La question de la variété à long terme constituait alors le principal élément que nous souhaitions voir évoluer avec les mises à jour.

Un royaume désormais complet
Cette version 1.0 propose huit biomes explorables, 34 créatures folkloriques et 62 recettes traditionnelles, inspirées de véritables spécialités britanniques et irlandaises. Le bestiaire comprend notamment Dullahan, Jenny Greenteeth et la reine Mab, tandis que treize personnages légendaires, dont Herne le Chasseur et le Wulver, viennent enrichir les rencontres. Les environnements traversés s'étendent des prairies verdoyantes aux hautes terres plus austères.
La progression bénéficie également du Livre de Taliesin, un système d'améliorations permanentes organisé sous forme d'arbre de compétences. Les joueurs pourront retrouver les épices, les potions, les ustensiles et les artefacts qui permettent de construire différentes stratégies au fil des expéditions. La conclusion de l'histoire est désormais accessible, donnant enfin une issue aux mésaventures de notre princesse et à la malédiction qui frappe son royaume.
Deux façons de passer à table
Hungry Horrors propose désormais deux modes principaux. Campagne reprend l'aventure narrative avec une progression roguelite et deux niveaux de difficulté, Vanilla et Spicy. Banquet privilégie des parties plus courtes et plus exigeantes, organisées autour d'une structure roguelike et de plusieurs niveaux de difficulté spécifiques.
Le studio a également prévu 33 animations de mort différentes pour les joueurs qui finiraient dans l'estomac de leurs adversaires. L'ensemble conserve son pixel art coloré inspiré des productions des années 90, accompagné des compositions originales de Henry Taylor. Le jeu bénéficie enfin de la certification Steam Deck Verified, avec une prise en charge complète de la manette, du clavier ou de la souris.
Avec cette sortie, Clumsy Bear Studio concrétise un projet que nous suivons depuis ses premiers mois d'exploitation. La richesse du contenu annoncé répond notamment à notre interrogation initiale concernant la capacité du jeu à renouveler ses situations sur la durée. Il faudra désormais découvrir cette version définitive pour mesurer l'évolution de son équilibrage et de ses possibilités stratégiques.

Avec cette sortie, Clumsy Bear Studio concrétise un projet que nous suivons depuis ses premiers mois d'exploitation. La richesse du contenu annoncé répond notamment à notre interrogation initiale concernant la capacité du jeu à renouveler ses situations sur la durée. Il faudra désormais découvrir cette version définitive pour mesurer l'évolution de son équilibrage et de ses possibilités stratégiques, on vous donne rendez-vous le samedi 24/10 en stream pour poncer cette version.
A propos du studio
Clumsy Bear Studio est une structure indépendante britannique autofinancée, composée de deux développeurs, Scott Fitzsimmons et Jerzy Pilch. Hungry Horrors a été développé pendant deux ans et demi avec Godot et Aseprite, l'ensemble des graphismes, du code et du game design étant réalisé en interne. La bande originale est signée Henry Taylor.