Geppy-X revient du Japon - Une démo qui sent bon les samedis matin

Un générique japonais, une fausse pub et deux boss en vingt minutes : Geppy-X replonge dans l'âge d'or des super robots.

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Le Steam Néo Fest réserve parfois quelques curiosités capables de sortir du flot des démos. Geppy-X en fait partie. Sorti uniquement au Japon sur PlayStation en 1999, ce shoot'em up remet aujourd'hui le contact avec une version pensée pour le public occidental. La démo disponible actuellement propose un seul niveau, le quatrième, mais elle en dit déjà beaucoup sur la manière dont le jeu mélange action, animation japonaise et nostalgie télévisuelle.

Le principe dépasse le simple habillage rétro. Geppy-X déroule sa mission comme un véritable épisode de série animée. Avant même le premier tir, le jeu lance un générique chanté en japonais, avec montage héroïque, poses de robots et présentation digne des super productions télé du samedi matin. Pour un joueur qui a grandi avec ces rendez-vous animés, l'effet fonctionne immédiatement.

Un épisode complet en vingt minutes

La démo dure environ vingt minutes et se concentre sur un seul niveau entièrement jouable. Sa structure donne l'impression de suivre un épisode découpé en actes. Une première phase en scrolling horizontal installe les bases du shoot'em up, avec vagues d'ennemis, bonus à ramasser et tirs à améliorer au fil du parcours.

Le premier boss arrive ensuite avec sa propre séquence animée. Geppy-X prend le temps de le présenter, de dramatiser l'affrontement et de rappeler son goût pour la mise en scène avant de rendre la main au joueur. Une fois le combat terminé, le jeu coupe net pour envoyer... une fausse publicité. Le genre de réclame pour jouet robotisé que l'on aurait pu voir entre deux dessins animés, avec le petit produit dérivé impossible à acheter mais immédiatement désirable.

La seconde partie reprend ensuite sur le même principe : nouvelle portion de niveau, nouveaux ennemis, nouveau boss, puis générique de fin avec les crédits de l'épisode. La blague pourrait tomber à plat si elle n'était qu'un clin d'œil appuyé. Ici, tout est joué suffisamment sérieusement pour que l'on se laisse prendre au jeu.

Un robot, plusieurs tirs et un bouton pour se retourner

Côté prise en main, Geppy-X reste très direct. Le robot tire, récupère des améliorations et peut changer d'arme selon les bonus obtenus. Durant notre session, nous avons principalement utilisé un tir continu et une sorte de gros laser, chacun pouvant gagner en puissance au fil du niveau.

La petite particularité vient du bouton de rotation. Le robot peut se retourner à 180 degrés pour tirer vers la gauche ou vers la droite, ce qui oblige à garder un œil sur les ennemis qui arrivent dans le dos. La commande demande un léger temps d'adaptation, car la rotation ne se déclenche pas pendant une salve. Il faut relâcher le tir, pivoter, puis reprendre l'attaque. Un détail un peu rigide au départ, mais qui rappelle aussi l'origine PlayStation du jeu.

La difficulté reste accessible en mode normal. Les boulettes commencent parfois à envahir l'écran, mais la démo ne cherche pas à écraser le joueur. En cas de mort, les continues replacent rapidement dans l'action, ce qui permet de profiter de l'épisode sans transformer la découverte en mur de difficulté.

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Un remaster qui garde son parfum PlayStation

Nous avons testé la démo sur PC avec une configuration portable modeste équipée d'une RTX 3050 et d'un Ryzen 7 série 4000. Aucun souci de fluidité à signaler pendant la session. Le jeu tourne proprement et conserve ce léger flou hérité de son époque.

Les séquences animées ont visiblement été nettoyées pour cette nouvelle version. Certaines couleurs paraissent parfois très lisses, avec des aplats un peu trop nets, mais l'ensemble reste agréable et respecte le charme d'origine. Le résultat donne moins l'impression d'un lifting agressif que d'une restauration pensée pour rendre le jeu présentable sur les écrans actuels.

Une démo trop courte, et c'est presque bon signe

La seule vraie frustration arrive au moment du générique de fin. Après vingt minutes, Geppy-X s'arrête alors que l'on a justement envie de voir l'épisode suivant. La démo donne un aperçu très clair de la proposition, mais elle laisse volontairement beaucoup de choses hors champ, notamment la structure complète du jeu, les autres épisodes et l'ampleur des transformations de robots.

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Avant sortie

Impression a chaud

Pour l'instant, Geppy-X séduit surtout par son sens du spectacle et sa fidélité aux codes des anime de robots des années 70 et 80. Le shoot'em up lui-même reste simple, mais suffisamment propre pour accompagner cette idée sans l'abîmer. Si la version complète maintient ce soin sur l'ensemble de ses épisodes, on pourrait tenir l'une des ressorties rétro les plus attachantes de l'année.

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A propos du studio

Shinyuden travaille à la préservation et à la redécouverte de jeux japonais longtemps restés difficiles d'accès en Occident. Cette nouvelle version de Geppy-X s'inscrit dans cette logique, avec une édition modernisée d'un titre PlayStation sorti uniquement au Japon en 1999. Le jeu est accompagné par Ratalaika Games, éditeur régulièrement associé à des portages et ressorties de productions rétro ou indépendantes sur plateformes modernes.