ExeKiller nous met dans les bottes de Denzel Fenix, chasseur de primes “licencié” au service d’Helion, une corporation qui tient la population sous contrôle via des implants baptisés SOUL. Les contrats consistent à traquer des fugitifs, les extraire, ou parfois les comprendre avant de trancher, dans un monde qui ressemble à une fin de règne permanente. Le jeu revendique un ton “choice-driven”, avec des conséquences visibles sur les dialogues, le comportement des PNJ et les issues possibles.
L’inventaire est limité, l’équipement coûte cher, et le terrain fait le travail d’un ennemi à part entière. Zones irradiées, tempêtes de sable, températures extrêmes : ExeKiller veut imposer une vigilance constante, avec cette idée que l’erreur ne vient pas forcément d’une balle perdue, mais d’un mauvais arbitrage avant même d’arriver au combat.
Pour autant, le jeu ne semble pas vouloir se résumer à une suite d’affrontements. Les armes ont leur place, évidemment, mais Paradark insiste sur une approche plus “systémique” : gadgets, capacités, pièges naturels, utilisation du décor, et la possibilité de contourner l’action brute quand la situation s’y prête. Denzel s’appuie aussi sur des implants cybernétiques pour aiguiser sa perception, débusquer des éléments cachés et recoller des indices, avec une philosophie assez claire : lire le monde plutôt que suivre des marqueurs.
ExeKiller avance des missions non linéaires et une vraie liberté d’exécution. Un contrat peut se résoudre en infiltration, en discussion, en approche frontale, ou en mélangeant tout ça, et l’issue n’est pas systématiquement un cadavre au bout du chemin. On est proche d’un action-RPG à la première personne qui emprunte au vocabulaire de l’immersive sim sans le dire trop fort : objectifs clairs, solutions ouvertes, et des choix qui ne se contentent pas de changer une ligne de dialogue.
Entre la gestion de survie, l’enquête, l’action et la narration à embranchements, le risque n’est pas de manquer d’idées, mais de diluer l’expérience si le rythme ne tient pas sur la durée. Cette nouvelle vidéo donne en tout cas un signal rassurant, celui d’un projet qui assume sa rugosité et qui cherche une identité ailleurs que dans le simple cosplay post-apo.
ExeKiller est toujours listé avec une date de sortie non annoncée sur Steam.
A propos du studio
Paradark Studio est un studio indépendant basé à Cracovie (Pologne), fondé par Kasia Widmańska et Amadeusz Wróbel. ExeKiller est leur projet phare : un jeu solo rétrofuturiste à la première personne, teinté de western et axé sur une progression portée par les choix du joueur.